Confinement : semaine 1

Voilà une semaine que nous sommes en confinement, et ça demande quelques ajustements…

De façon générale, les choses se passent bien : Amaury et moi sommes en bonne santé, nous avons la chance d’avoir emménagé dans un appartement de bonne taille et nous ne manquons de rien. Mais ce nouveau mode de vie nécessite une certaine capacité d’adaptation…

Concernant Amaury, les choses n’ont pas l’air trop difficiles. Bien qu’il soit, comme nous tous, un peu stressé par la situation, il n’a aucun mal à se changer les idées avec un livre ou une bonne série.

Pour ma part, comme je le disais la semaine dernière, ce n’est pas parce que je ne suis plus dans mon centre de formation que je n’ai plus de travail à faire, bien au contraire. Néanmoins, l’avancement du projet de fin d’année a été quelque peu ralentie par le reste des activités que j’avais à faire à la maison.

En effet, le fait de rester cloîtrée chez moi m’a rappelé toutes ces petites choses que j’avais prévues et que j’ai laissées de côté faute de temps : faire un gros ménage dans la salle de bain, terminer de ranger le bureau (qui n’avait presque pas bougé depuis l’emménagement), bien installer mon espace de travail, semer les graines d’aromates pour la saison, rempoter certaines de mes plantes qui sont à l’étroit… Et surtout, passer le plus de temps possible avec le chéri, ce qui veut dire cuisiner, regarder la télé pour rattraper notre retard sur la série Outlander (dont on vient de terminer la quatrième saison), etc.

Ce qui ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour travailler. Ou plus honnêtement, ce qui ne m’a pas vraiment donné envie de travailler.

Mais je m’y suis quand même mise, histoire de ne pas prendre trop de retard, et le travail de la semaine a été plutôt fastidieux : j’ai dû reprendre des détails, comme enlever de la feuille d’or à des endroits où il n’y aurait pas dû en avoir. Et outre l’impression de passer des heures à ne rien faire, ça m’a causé quelques maux de têtes et quelques frayeurs avec le parchemin que je n’ai pas encore fini de régler, et qui, je l’espère, ne gâcheront pas tout mon travail. Je vous tiendrai au courant.

Mais le plus difficile, au delà du manque de concentration ou des difficultés rencontrées, ce sont les maux de tête, justement. Car devoir travailler avec des lunettes qui ne sont plus à ma vue, ça n’est pas simple.

Eh oui ! J’avais presque oublié cet épisode ! Lundi 16, juste avant qu’on ne proclame le confinement total, j’avais rendez-vous chez l’ophtalmo ! Je m’y étais prise en novembre pour trouver cette date, et j’étais tellement heureuse à l’idée d’y voir enfin plus clair ! Et de changer de paire de lunettes — car j’ai choisi celles que je porte actuellement quand j’étais au lycée…–

Alors je vous passerai l’épisode durant lequel je me suis sentie comme une pestiférée à cause des mesures d’hygiène nécessaires. Toujours est-il qu’après 15 ans sans voir un spécialiste, 2 ans à bosser 7h par jour sur un ordi, et 1 an et demi à faire de l’enluminure, on m’a annoncé que mes yeux en avaient pris un coup. Quand j’ai dit à l’ophtalmo que j’avais les yeux fatigués et des maux de têtes récurents, il m’a presque répondu « Tu m’étonnes ! »

Enfin. Une fois le rendez-vous passé, je me suis dit « Chouette, les opticiens sont toujours ouverts, je vais quand même pouvoir avoir mes nouvelles lunettes ! ». Mais… non. On m’a gentiment dit que les magasins ne restaient ouverts que pour remettre les commandes déjà passées, mais rien de plus. Ce que je comprend, car pour avoir de nouvelles lunettes, il aurait fallu que je choisisse une nouvelle monture. Et donc que je tripote tout plein de choses dans le magasin, ce qui est juste impensable par les temps qui courent.Je suis donc rentrée chez moi, en espérant ne pas finir aveugle d’ici le mois de juin…Voilà…Bon. Il y a pire !

Mais ça n’aide pas.

Tout ça pour dire que pour le moment, tout va bien. Amaury à l’air de ne pas s’ennuyer, je fais mon possible pour travailler, on ne s’est pas encore entre-tués… donc je suppose que les choses se passent bien !

Blague à part, je sais que j’ai énormément de chance. C’est pourquoi je fais tout mon possible pour respecter les consignes d’hygiène et de sécurité en pensant énormément à tous ceux qui travaillent pour faire en sorte que nous puissions traverser cette épreuve le mieux possible. C’est bien de penser à soi, mais c’est important de penser aux autres.

Et vous, comment faites-vous pour vous organiser ?
Prenez soin de vous !

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