Confinement : semaine 2 – Comment tenir le coup

Deux semaines de confinement, et voilà ce qui en ressort : chacun essaye de trouver ses trucs et astuces pour tenir bon. Cuisine, sport, méditation, travail…

Comment gérer le stress et la peur ? Comment trouver un équilibre sachant qu’on ne peut pas quitter son chez soi ? Qu’est-ce qui fonctionne vraiment ?

Je disais au début de ce confinement que j’avais du mal à m’organiser et à trouver la motivation pour accomplir le travail à faire. C’est toujours vrai, même si j’ai commencé à mettre en place une routine qui me permet d’avancer sans trop me forcer. J’ai la chance de toujours être en bonne santé et de ne manquer de rien, mais vu le stress que je ressens (crise d’angoisse du soir, bonsoir !), ça n’est pas du luxe, car j’ai envie de tout sauf de me forcer. Voilà comment je me débrouille :

J’essaye de regarder les nouvelles le moins possible.

Être bombardée sans cesse par le nombre de nouveaux cas, le nombre de morts, la façon de démêler les vraies news des fake news est pour moi très anxiogène. Etant de nature plutôt empathique et assez sensible, et malgré toute la lumière et la sérénité dont je m’entoure, toute cette détresse commence à m’atteindre, et je commence à avoir peur. Mon imagination débordante est d’ailleurs suffisante à elle seule pour créer des monstres et des situations désastreuses, je n’ai donc pas besoin de rajouter de l’eau au moulin.
Est-ce que ça fonctionne ? On va dire que ça aide.
Et si quelque chose d’important arrive ? Je le saurai d’une manière ou d’une autre. Par exemple, le chéri, lui, continue à regarder les infos, donc il est bien placé pour me mettre au courant.

Je me change les idées.

Étant donné que je ne peux rien faire de plus pour contrôler le virus que d’appliquer les consignes d’hygiène et de sécurité (et que ça ne suffit pas à me rassurer), quoi de mieux que de se changer les idées ? Et vu qu’on est confinés, ça passe par les séries (Outlander, The Last Kingdom, Friends), le bricolage (j’ai fait des housses de coussin !), la lecture (Homebody de Joanna Gaines, histoire de rêver à la maison idéale), la cuisine (scones, pancakes, salades en tous genres) et le jardinage (on m’a donné un kit de pousse pour 7 plantes aromatiques, et je m’en suis donné à cœur joie !).
En général, je fais ces choses-là le matin, quand je ne me lève pas trop tard (à cause des insomnies dues aux crises d’angoisse).
Est-ce que ça fonctionne ? Plutôt bien. Mais j’ai remarqué que c’est facile d’en abuser. Surtout des scones. Et bizarrement, le sport n’apparait pas sur la liste… Et j’ajouterai que ça fait du bien de découvrir de nouvelles choses ou de terminer ce que j’avais déjà commencé.
Et si ça empiète sur mon temps de travail ? Eh bien, je m’adapte. Soit je travaille plus longtemps, soit je travaillerai un peu plus un autre jour.

J’essaye d’équilibrer mon quotidien du mieux que je peux.

Mon côté anxieux voudrait que je ne sorte pas du lit et que je dorme jusqu’à ce que la crise soit terminée. Mais la réalité veut que je ne vive pas seule, et que j’ai du travail à faire. Donc, je fais des compromis avec mon nouveau mode de vie. Je me lève moins tôt que d’habitude et surtout, je prends mon temps.

  • Je prends le temps de me réveiller le matin en remerciant le ciel d’être en sécurité et en bonne santé.
  • Je prends le temps de discuter avec le chéri, de l’écouter, de passer de bons moments avec lui et de lui dire que je l’aime.
  • Je prends le temps de donner et demander des nouvelles à ma famille.
  • Je prends le temps de manger ce qui me fait plaisir à tous les repas. Sans abuser, évidemment. Mais si un matin, j’ai envie de pain/beurre au lieu de mon bol de céréales, ou même, en plus de mon bol habituel, je ne culpabilise pas.
  • Je prends le temps d’arroser les plantes et de leur parler. Oui oui, de leur parler, pour leur dire qu’elles sont belles, qu’elles grandissent bien et qu’il faut qu’elles continuent. Ca parait bête, mais ça me détend.
  • Je prends le temps de travailler, sans me pousser. Je détermine ce que j’ai à faire sous forme de petites étapes qui peuvent être accomplies dans l’après-midi, comme ça, je ne me mets pas la pression. Je prends des pauses dès que j’en ressens le besoin. Alors, je ne travailles plus que 4 heures par jour, mais au moins, je travaille.

Est-ce que ça fonctionne ? Plutôt bien. Mes journées sont tranquilles, mais je fais ce qui doit l’être dans la mesure du possible.
Et si mon travail prend trop de retard ? Eh bien, il faut relativiser. Même si mon diplôme me tient vraiment à cœur, il y a à mes yeux d’autres choses plus importantes. Et c’est peut-être le cadeau que me fait ce confinement et toute cette situation : la possibilité de faire le tri dans mes priorités et de redécouvrir ce qui compte vraiment.
Et vous, quelle est votre organisation ? Qu’est-ce qui fonctionne, ou pas ?
Surtout, prenez soin de vous.

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