La fin des Avatars

Voilà maintenant cinq mois que je suis diplômée et je commence seulement à trouver un semblant de stabilité dans ma vie. Ce que signifie cette stabilité : renouer avec mes anciens amours… et mettre fin à mes Avatars.



Avoir du temps. Voilà qui ne m’était pas arrivé depuis des mois ! Je dirais même, depuis presque deux ans et demi. Cette parenthèse consacrée à l’apprentissage de l’enluminure était volontaire, nécessaire, et enrichissante. Cependant, elle m’a coûté ce que j’aime le plus : avoir le temps.

Mais surtout, avoir le temps d’écrire.

C’est pourquoi, maintenant que je suis libérée des contraintes liées au diplôme et que je commence à appréhender l’avenir, j’en profite pour renouer avec mes anciens amours : la lecture et l’écriture.

Je me suis rendue compte que l’un n’allait pas sans l’autre, et à mesure que je dévorais la série Throne of Glass de Sarah J. Maas, mes doigts ont repris la route du clavier pour entamer la rédaction de mon tome 3.

Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

Alors que je commençais à établir mon plan d’attaque et à rédiger les premiers chapitres, je me suis rendue compte que j’avais manqué de développer en amont certains aspects de mon roman. Notamment, certains personnages ainsi que leurs points de vue, et que, malheureusement, ces manques créaient un chaos sans non. Enfin, peut-être pas à ce point, mais ça m’a quand même bien embêté.

J’ai donc fais le choix de relire les deux précédents volumes dans l’espoir de mettre en lumière les problèmes que j’y rencontrais. Et c’est ainsi que j’ai pris la décision de faire certaines modifications significatives.


Quels sont les modifications apportées aux romans déjà écrits ?


La forme

La rédaction de mon tome 3 m’a donc fait prendre conscience que j’avais rendu muets certains personnages qui méritaient pourtant qu’on les entendent et dont la voix apportait une dynamique nécessaire au récit. C’est pourquoi, si le fond de l’histoire ne change en rien, j’ai modifié certains passage en alternant les points de vues des personnages.

Ainsi, en plus de voir l’histoire à travers les yeux de l’héroïne, on la voit entre autres à travers ceux de Tarkin. Mais outre le fait d’entrer dans la tête de nouveaux personnages, ces changements m’ont surtout permis de développer des aspects du scénario qui étaient affaiblis par l’unicité du point de vue.


Le titre

Sachant depuis le départ que j’étais partie pour rédiger une série de plusieurs livres, j’avais le désir d’avoir un titre pour ladite série, ainsi que pour chaque tome.

J’en avais un, donc pourquoi le changer ?

Si les titres de chaque tome resteront les mêmes, celui de la série commençait à me poser sérieusement problème. Car bien que « Les Avatars » ait du sens pour mon histoire, c’est malheureusement une formule beaucoup trop utilisée et qui me sort maintenant par les yeux.

J’ai un moment hésité à la renommer comme mon manuscrit médiéval : Les Cinq Terres d’Irrhyon. Ça aurait pu fonctionner avec ce que j’avais déjà écrit, mais pas sachant où j’allais avec mon récit. J’ai donc repris le titre par lequel j’avais appelé mes tous premiers jets : Chroniques.

Oui, mais Chroniques de quoi ? me direz-vous. Il fallait alors que je trouve l’élément commun à tous les livres que j’avais écrits autant qu’à ceux qui me restait à rédiger. L’élément clé de l’histoire qui va au-delà des Cinq Terres d’Irrhyon, et au-delà des Manipulateurs. Et cet élément est la Pierre Chantée.


La couverture !

Oui, nouveau GROS changement.

En tant qu’auteur auto-éditée, je fais tout moi-même, et si j’ai le désir depuis un moment d’avoir une couverture digne de ce nom, je n’avais pas le budget ou les moyens de réaliser ce que j’avais à l’esprit.

Mais, s’il y a bien une chose que m’a apporté ma formation en enluminure à part la capacité à préparer une détrempe médiévale les yeux fermés, c’est la confiance en moi.

Alors non, je n’ai pas une confiance à toute épreuve et je pense que j’ai encore beaucoup de chemin à faire avant de considérer que je fais un travail assez propre. Mais j’ai néanmoins appris à mieux exprimer ce que j’avais dans la tête.

C’est pourquoi j’ai tenté de relooker la couverture de mes romans pour essayer de m’approcher au plus près de l’idée que j’avais depuis si longtemps. Voilà ce que ça donne dans une version quasi-définitive. Je proposerai bientôt plusieurs alternatives.

Avant
Après

Qu’en pensez-vous ?


En bref

Beaucoup de questionnement, beaucoup de réflexion, et de gros changements, mais j’espère que ça en vaut la peine. Je vous laisse juge !


Pour lire le début de l’Ordre, l’Ombre et les Serments

Chroniques de la Pierre Chantée – tome 1


Si vous avez aimé cet article, si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à liker et à partager !

Merci d’avoir lu, et à très bientôt pour la suite !

Extrait

Les Cinq Terres d’Irrhyon

Entre Choix et Destinée

Dans mon dernier article, j’évoquais entre autre le fait que j’étais en train de développer une série de nouvelles en trois parties. Elles prennent place dans l’univers des Avatars et concernent des personnages que l’on croise au fil de l’intrigue ou dont on entend parler.
On peut lire ces nouvelles indépendamment des livres, mais elles apportent un regard nouveau ou des détails sur l’intrigue, donc il est préférable d’avoir lu au moins le premier tome avant de les commencer.


Résumé

Chacun est le reflet de ses choix. Mais quand des forces obscures sont à l’œuvre, le choix en est-il toujours un ?
Entre choix et destinée, la vie d’un enfant va changer. Mais il n’est pas le seul. Ni le dernier.

Extrait

« C’était l’automne. L’après-midi touchait à sa fin et un petit garçon d’à peine cinq an guettait l’arrivée de son père et de ses frères. Il était inquiet car toute la journée, le ciel avait été bas et le vent violent. Pas le meilleur des temps pour partir en mer. Mais ceux qu’il attendait arrivèrent enfin : dès qu’il les entendit, il se mit en embuscade non loin de la porte pour les surprendre.
     Le premier à entrer fut son frère aîné charriant avec lui une odeur caractéristique d’eau de mer et de poisson. Il s’arrêta sur le pas de la porte et regarda autour de lui, mais sembla ne pas voir son cadet dissimulé derrière des capes de voyages.
     Amusé par sa farce, ce dernier ne put réprimer un éclat de rire avant de sauter à découvert, poussant un rugissement de bête féroce.
– Raaaah ! À l’attaque !
     Aussitôt, le plus grand se retourna et tomba au sol de façon grotesque :
– Oh ! Par Uelden ! Mais quelle est cette HORRIBLE créature ? Par pitié, qu’elle m’épargne !
– Tu auras affaire à moi, RAAAH !
     Et dans cette cohue, ses autres frères et son père arrivèrent.
– Qu’est-ce qui se passe ici ? gronda le patriarche. Écartez-vous qu’on puisse passer…
– Papa !
     Et aussitôt, le petit fut accroché aux jambes de l’aîné.
– Alors ? La pêche a été bonne ? Vous avez ramené plein de poissons ?
     Mais l’homme ne semblait pas d’humeur. Un peu déçu, le petit essaya de faire des grimaces pour lui remonter le moral, mais sa mère l’arrêta en le prenant pour le confier à ses frères.
– Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle, inquiète.
– C’est la ferme, de l’autre côté de la colline. Leur fils… Ils l’ont eu.
– Tu veux dire… Les Défenseurs de la Foi ?
     L’homme acquiesça d’un signe de tête et sa femme devint pâle comme la lune.
–Ça faisait quelques semaines qu’il montrait des signes, reprit son époux sans apercevoir le malaise. Trop de personnes en avaient été témoins. Ça n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne l’attrapent. Quel malheur…
– Qui c’est, les Défenseurs du foie ? demanda le jeune garçon, troublé. Des méchants ?
– Personne, mon chéri, coupa la mère.
     Peu convaincu, le petit prit alors une grande inspiration et ferma les yeux avant de reprendre :
– Tu sais, le vent me dit que…
– Arrête !
     D’un geste, sa mère plaça une main sur sa bouche, l’empêchant de terminer sa phrase, mais il était trop tard. Le silence s’était fait dans la maison et tous s’étaient tournés vers l’enfant et la mère tétanisée.
– Depuis quand ? demanda simplement le père.
– Une semaine, peut-être deux.
– Pourquoi tu n’as rien dit ?
– Je pensais que ce n’était qu’un jeu…
– Maman, qu’est-ce qui se passe ? s’enquit alors le fils aîné.
– Vous tous, allez dans votre chambre. Immédiatement. Et pas d’objections. Votre mère et moi avons besoin de parler. »


Voilà pour cet extrait !

On retrouve l’un de ces personnages dans mes livres. Est-ce que vous arrivez à deviner de qui il s’agit ? Pouvez-vous imaginer ce qui l’attend ? Si vous êtes curieux, vous pouvez d’ores et déjà lire la suite sur Wattpad !

Si cette nouvelle histoire vous intrigue, si vous pensez qu’elle pourrait plaire, ou si vous avez des remarques à me faire, n’hésitez pas à aimer, partager et commenter !

Merci beaucoup, et à très bientôt !

Le début d’une nouvelle vie

Cela fait maintenant quelques semaines que je suis diplômée, et me voilà au commencement d’une nouvelle aventure. Mais comment se passe la vie de diplômée ? Quels sont mes projets ?


Où est-ce que j’en suis ?

Photo by Jasmine Coro on Unsplash


Après le périple qu’a été mon examen, je suis enfin en mesure de reprendre ma vie en main. Et qui dit reprendre ma vie en main, dit de nouvelles résolutions, de nouveaux objectifs, de nouveaux projets. Quelle chance, ça tombe pile poil au moment de la nouvelle année !

D’ailleurs, bonne et heureuse nouvelle année ! On a bien besoin de tourner la page de 2020 !


Côté manuscrit

Comme je l’explique dans mon précédent article, mon manuscrit est basé sur ma série de livre Les Avatars. Il est construit comme un guide écrit par l’un des personnages et voulant faire découvrir la Manipulation à un étranger. Plus concrètement, il est un moyen d’introduire le principe de la Manipulation à des personnes qui n’auraient pas lu les livres ou qui n’arriveraient pas à s’y retrouver.

En créant ce manuscrit, j’ai voulu allier l’enluminure au monde que j’avais imaginé pour continuer à le développer. Malheureusement, l’exécution du manuscrit devant à tout prix rester secrète pour des raisons d’anonymat, je n’ai pas pu partager avec vous le résultat de ce travail combiné.
Mais maintenant que tout est fini, je peux enfin agir à ma guise.

J’ai commencé à partager des photos sur Instagram et Facebook, mais je vais d’ici peu mettre à jour la galerie de mon site avec quelques détails sur la conception.

Voici cependant un aperçu de ce qu’il s’y trouvera :


Côté vie professionnelle

J’ai le plaisir de vous annoncer que je suis en train de créer mon auto-entreprise !
C’est un pas de géant pour moi ! Cela fait si longtemps que j’y pense sans pouvoir le faire que j’ai un peu de mal à y croire, mais c’est bien vrai !

Entre autres choses, cette auto-entreprise me permet de faire des animations dans les écoles, les EHPAD, et bientôt, de pouvoir donner des cours d’enluminure sous forme de stages ou d’ateliers.
Vu la conjoncture actuelle, donner des cours peut sembler impossible, mais j’essaye d’allier tradition et modernité et de mettre internet de mon côté !

Restez donc connectés, car je lancerai bientôt des ateliers tests, et je serai ravie que vous puissiez m’aider à leur conception !


Côté écriture

Comme je l’explique plus haut, j’ai allié écriture et enluminure pour la réalisation de mon manuscrit. Cependant, la réalisation m’a pris tellement de temps que je n’ai pas pu me consacrer à autre chose qu’à ce Petit Guide de Manipulation depuis un an et demi.

C’est pourquoi je suis heureuse de retrouver un minimum de liberté pour enfin me concentrer sur la suite. Et quelle est cette suite ?

Je suis en train de développer une série de nouvelles en trois parties.

Elles prennent place dans l’univers des Avatars et concernent des personnages que l’on croise dans les livres ou dont on entend parler. On peut les lire indépendamment des livres, mais elles apportent un regard nouveau ou des détails sur l’intrigue, donc il est préférable d’avoir lu au moins le premier tome avant de les commencer.
Les idées sont là, j’ai déjà commencé la rédaction de la première nouvelle, et je la posterai dans les semaines qui viennent.

J’aimerais continuer la rédaction de Atura.

Eh oui, cette histoire que j’ai commencé un peu sans y croire me trotte toujours en tête. Elle est d’un style totalement différent des Avatars, donc elle me permet de m’évader et de changer d’air en cas d’overdose !
Si vous ne l’avez pas encore lue, vous pouvez le faire ici. Et si ça vous plait, ou si vous avez des suggestions ou des remarques, vous pouvez même laisser un commentaire !

Il est grand temps que je me mette à la rédaction de mon tome 3 !!!

Depuis le temps que le scénario dort au fond de mes tiroirs, il serait grand temps que je m’y mettes. Mais bon, vous connaissez la chanson, avec ce festival, toute cette pression… Euh, je veux dire, ce manuscrit !
Bref, j’avais un peu les mains liées et le temps me manquait pour faire tout ce dont j’avais envie. Mais si je m’organise bien, je devrais pouvoir me lancer. On y croit !!


En bref

Me voilà libre de ce projet titanesque que représentait mon manuscrit, mais il me reste beaucoup à faire ! En effet, cette liberté retrouvée me donne des ailes, mais je débute tout juste ma vie professionnelle et il va falloir que je fasse une liste de mes priorités si je veux pouvoir mener tous mes projets de front !

Enfin. Voilà pour les nouvelles.


à venir

  • Des mini-atelier tournant autour de l’enluminure
  • Des photos et des articles explicatifs sur mon manuscrit
  • Des extraits de mes nouvelles
  • Des nouvelles de l’avancement de mon tome 3

Pour lire le début du tome 1 des Avatars

Pour lire Atura


Si vous avez aimé cet article, si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à liker et à partager !

Merci d’avoir lu, et à très bientôt pour la suite !

Welcome, or welcome back !

Est-ce que je suis la seule à trouver que l’automne est une saison magnifique ? Malgré les températures qui descendent, les couleurs sont tellement belles qu’elles réchauffent le cœur. Et en ces périodes troublées, un peu de réconfort, même visuel, ne fait pas de mal.


Quelles sont les nouvelles ?

Photo by Jasmine Coro on Unsplash


Car oui, l’automne est là, Halloween pointe le bout de son nez, et après des mois et des mois de dur labeur, j’arrive enfin à voir le bout du tunnel.

Jusqu’à très récemment, bien que je sache en mon for intérieur que je doive terminer mon manuscrit mi-novembre, l’échéance n’était pour moi pas très réelle. Et ce, malgré les tableaux et calendrier trônant sous mes yeux TOUS. LES. JOURS. Du moins, c’était jusqu’à ce que je reçoive un mail de l’administration me disant que les dates pour la reliure étaient fixées.

Hahaha.

J’ai alors eu une prise de conscience sur le travail qu’il me restait à faire et le temps imparti. Et le tout a — bien évidemment — , été suivi par une vague de panique, car même si j’avance bien, il me restait encore une foule de choses à terminer.

Mais alors, où est-ce que j’en suis, me demanderez-vous ?


Côté enluminure

Après la vague de panique citée plus haut, j’ai remis en place une routine quasi militaire et me suis mise à travailler avec un tel acharnement que j’ai réussi à abattre l’équivalent de trois semaines de travail en une semaine et demi. Un réel exploit, qui, certes, m’a soulagé de la charge mentale qui me pesait, mais m’a coûté physiquement.

J’ai donc terminé toutes mes pleines pages, mon frontispice et ma page de titre qui m’a valu pas mal d’heures d’insomnies mais dont le résultat me satisfait enfin.

En gros, ne me restent plus que quelques détails à régler au sein de mes chapitres. Il me reste donc encore au moins une ou deux semaines de travail, mais plus aucun gros morceaux, donc c’est un réel soulagement.

Fière de ma progression, je me suis donc octroyée quelques jours de repos, dont un week-end durant lequel je suis allée au Angers Geekfest pour aller à la rencontre d’auteurs que je connaissais ou pas.


Côté Geekfest

Je dois dire que malgré l’aventure qu’a été mon entrée au festival (et je remercie d’ailleurs chaudement ceux qui ont permis cette entrée et qui se reconnaîtront si d’aventure ils passent par là), j’ai passé un super moment !

Cela faisait des années — presque dix — que je n’avais pas mis les pieds dans ce genre de convention, et l’ambiance bon-enfant, joyeuse et artistique m’avait vraiment manquée. J’ai fait un grand tour, passant un bon moment à l’expo Harry Potter, puis je suis allée à la rencontre d’auteurs présents.

J’ai d’abord fait la connaissance de Alexane Guth, qui m’a parlé de l’univers qu’elle avait créé et des différentes séries qu’elle avait écrites, et à qui j’ai acheté le premier tome de sa série L’Odyssée des deux Mondes aux éditions Sudarènes intitulé l’Éveil des Ténèbres.

Je suis ensuite allée voir du côté de Aidan Fox, avec qui j’ai parlé de construction d’univers et de cohérence en écriture, et à qui j’ai acheté Les Chroniques d’Yshal, les Murmures du Shar, un beau bébé de plus de 1000 pages mais qui ne me fait pas peur !

Et pour finir, j’ai rendu visite à Lysiah Maro, que j’étais plus qu’impatiente de rencontrer en vrai et à qui j’ai fait dédicacer le premier tome de sa série Horizon parue chez Inceptio, Sombre Balade.

Autant dire que mon sac pesait lourd, mais que je suis heureuse d’avoir trouvé de quoi lire, écrit par des auteurs français ! Je pense que j’en reparlerai quand j’aurai terminé mes lectures, donc, à suivre.

Mais voir tout ce petit monde et acheter tous ces livres ne m’a pas laissé de marbre, et ce qui devait arriver arriva…


Côté écriture

En réalité, tout à commencé à cause d’une discussion que j’ai eue avec le Chéri : nous parlions de mes personnages, et particulièrement de celui nommé Tarkin. Je lui faisais part de la façon dont je l’avais imaginé, et il m’a fait part de la façon dont il le voyait. Ce qui s’est passé, c’est qu’il ne le voyait pas de la façon dont je l’avais imaginé.

Je me suis alors demandée si j’avais mal fait mon travail, ou si j’avais donné trop peu d’éléments pour que le lecteur en ait une vision aussi claire que possible. Une vieille idée que je gardais sous le coude depuis un moment est donc revenue me hanter : développer quelques chapitres écrits du point de vue d’autres personnages de la série.

Galvanisée par les rencontres que j’avais faites durant le week-end, je n’ai donc pas pu résister à l’appel du clavier.

Revenez cinq jours plus tard, et ça donne un pavé de 5600 mots ! Welcome, l’écriture, ou plutôt dirais-je, welcome back ! Tu m’avais manqué !!

Alors, je ne sais pas exactement ce que ça va donner, mais après une telle avancée, je pense que je vais essayer d’en faire quelque chose. C’est donc une histoire à suivre !


Voilà, je crois que j’ai fait le tour !


Enfin, j’arrive au bout de l’aventure de l’apprentie enlumineuse — ce qui me permet petit à petit de reprendre ma plume — mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot ! J’ai hâte de connaître mes modalités d’examen pour enfin pouvoir vous partager mon travail. Je n’ai pas encore de date précise, mais ce que je peux vous promettre, c’est que vous en aurez plein les yeux !

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Rentrée 2020, en avant !

Ça y est, les jours raccourcissent, l’air se fait plus froid et on commence à sentir l’automne arriver. Mais que s’est-il passé durant l’été, et qu’est-ce qui est prévu pour la suite ?


Comment se porte l’apprentie enlumineuse ?


Compte rendu de l’été

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vu le temps passer.

Déjà, à cause du confinement, les cours se sont terminés plus tard que prévu, soit mi-juillet.
Ensuite, avec le travail qui me restait à faire, je n’ai pas eu le loisir de penser à autre chose.

Enfin, si. Car je suis tombée malade. Une suspicion de covid-19, mais finalement, ça n’était qu’un rhume bénin qui m’a quand même valu une semaine d’arrêt : j’avais la tête tellement prise que j’étais un vrai légume. Mais le test est revenu négatif, alors c’est le principal.

Puis, fin août, parce que la panique devant le travail à accomplir m’a fait un peu — trop — accélérer la cadence, et parce que l’incapacité à utiliser mes pigments correctement à cause de la canicule m’a quasiment fait perdre la raison, je me suis retrouvée avec le dos bloqué. Du coup, une nouvelle semaine d’arrêt et des séances chez le kiné.

Mais heureusement, maintenant, tout va bien. Le temps est plus à ma convenance, ce qui m’aide à me calmer et à continuer mon travail. Cependant, l’emploi du temps reste chargé. Je ne panique pas encore tout à fait, mais je ne suis pas loin.


Et pour la suite ?

La suite. La suite… ? Quelle… Bref.

Oui, la suite, car il faut bien y penser. Mais c’est compliqué de prévoir quand on est la tête dans le guidon et que les plans sont chamboulés tous les quatre matins. Cependant, j’ai quand même plein de projets sur le feu dont il faut que je m’occupe.


Côté écriture

Les Avatars

Eh oui, encore et toujours les Avatars. Il faut dire qu’avec cet arrêt de deux ans pour cause d’enluminure, mon bébé me manque énooormément ! Alors, quel est le plan ?

J’ai réussi à trouver quelques heures avant de dormir pour faire une révision de mon tome 2 après une relecture complète. Je n’y avais pas touché depuis mon entrée à l’institut, alors c’était presque comme si je me replongeais dedans avec un regard extérieur. J’ai pu corriger quelques fautes et coquilles, et aussi noter des trous dans le scénario qu’il fallait que je comble.
J’ai donc encore un peu de travail dessus, mais il devrait bientôt être comme j’ai envie qu’il soit, et avec chance, je relancerai une sortie d’ici janvier 2021.

Peut-être que les tomes 1 et 2 feront également peau neuve ? A voir.

Ensuite, j’aimerais ENFIN m’atteler à la rédaction de mon tome 3, qui attend patiemment depuis presque 3 ans. Ça va me demander un travail énorme, mais il faut que j’arrive au bout de cette série.

Atura

J’aimerais également finaliser Atura, qui est déjà bien entamé. J’ai posté les premiers chapitres sur WattPad, et je tiens à le terminer.
C’est un projet bien moins ambitieux que les Avatars et ça n’est qu’un one shot. Aussi, j’espère m’acquitter de cette tâche sans trop de difficultés.


Côté enluminure

Mon chef-d’œuvre

Côté enluminure, il y aura la présentation de mon projet de fin d’année que je meurs d’envie de vous partager. Garder le secret aura été une des choses les plus difficiles à faire durant cette année, et surtout, ne rien laisser filtrer.
Je ne sais pas si une exposition sera possible en raison des mesures sanitaires, mais j’aimerais évidemment le faire partager au plus grand nombre. Si une présentation physique n’est pas possible, j’essayerai de m’organiser autrement, peut-être à travers différents articles sur ce blog. Je verrai bien.

Autres projets pros

Une fois que le chef-d’œuvre sera terminé, je compte développer mon activité d’enlumineuse à travers des cours et des ateliers découverte et des commandes de particuliers. Si vous avez envie de vous initier ou si vous cherchez un cadeau original, je vous donne rendez-vous au printemps/été 2021 !

Je comte aussi me diversifier en explorant le côté illustration de la force. C’est mon souhait le plus cher depuis des années, et l’apprentissage de l’enluminure m’a donné les outils dont j’avais besoin pour me lancer. De ce côté-ci, il n’y a encore rien de vraiment définit, donc ça reste une piste à suivre, pour le moment.


Voilà, je crois que j’ai fait le tour !


Vous l’aurez deviné, il me reste beaucoup de travail pour arriver au bout de l’aventure de l’apprentie enlumineuse, et presque encore plus pour arriver à mon but final : voler de me propres ailes en tant que créatrice pluridisciplinaire.
Mon univers est et restera toujours le livre — qu’il contienne des images et/ou des mots — et j’ai maintenant les outils nécessaires en main pour créer ce que j’ai envie.

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Fiche de lecture – Chant 2 de la Belgariade

LA REINE DES SORTILÈGES

David Eddings, Chant 2 de la Belgariade, La Reine des sortilèges, éditions France Loisirs, illustration Didier Graffet

L’auteur

David Carroll Eddings, né le 7 juillet 1931 à Spokane dans l’État de Washington et mort le 2 juin 2009 (à 77 ans) à Carson City dans le Nevada, est un écrivain américain.

Il a écrit de nombreux romans célèbres de fantasy, dans le sous-genre de la High fantasy. Sa femme Leigh Eddings (Judith Leigh Schall) décédée en 2007 à 69 ans, est considérée comme coauteur, non créditée, de nombre de ses romans, et est reconnue comme telle dans ses œuvres les plus récentes.

Déçu par le manque de succès de ses premiers romans, David Eddings est fasciné par un exemplaire du Seigneur des anneaux découvert dans une librairie. Il décide de suivre les traces de Tolkien et de créer son propre univers de fantasy. Il dessine donc la carte du monde dans lequel devra se dérouler sa première saga, La Belgariade.
Aidé par sa femme, il publie en 1982 le premier roman de ce qui ne devait être qu’une trilogie, Le Pion blanc des présages. À cause des règles drastiques de l’édition imposant un maximum de 200 pages par livre, et devant l’impossibilité d’Eddings de se contenter de 600 pages, cette saga initiale sera finalement composée de cinq romans. Il complétera cette saga par La Mallorée en cinq volumes puis des préquelles, Belgarath le Sorcier, et Polgara la Sorcière. (wikipedia).


Quatrième de couverture :

L’univers vacille et Belgarath se hâte : il faut retrouver l’Orbe d’Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux. De la brumeuse Arendie à la putride Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d’embûches.

Garion, le petit paysan : est-ce lui l’Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l’enfant marqué par les présages pour affronter Torak ?


Mon avis

Dans ce second tome, Garion et ses compagnons, toujours à la poursuite de l’Orbe d’Aldur, continuent leurs route qui les mène en Arendie, puis en Tolnedrie, et finalement en Nyissie.

Au groupe initial (Belgarath, Polgara, Durnik, Garion, Barak, Silk et Hettar) s’ajoutent Lelldorin et Mandoralen, respectivement des Arendais Asturien et Mimbraïque, et Ce’Nedra, une petite princesse tolnedraine ingénue et caractérielle.

Le style

La lecture est toujours aussi agréable et facile, malgré la multitude de noms à retenir. Pour ce tome, il n’y a pas de grand mystère, mais chaque étape du voyage réserve son lot d’embrouilles et d’escarmouches :

  • L’Arendie : avec les querelles internes que se livrent les Asturiens et Mimbraïques et les jeux politiques qui en découlent.
  • La Tolnedrie : avec les jeux politiques dangereux, le scepticisme de ses habitants et dirigeants quant à l’identité de Belgarath et Polgara, et les risques qu’ils encourent s’ils n’ouvrent pas les yeux.
  • La Sylve des Driades : avec les Driades elles-mêmes, un peuple de guerrières impitoyables.
  • La Nyissie : avec son climat étouffant, les poisons, et les intrigues de la Reine Salmisra

En bref

Pour moi, le second tome est une transition. Comme je le disais, on ne rencontre pas encore le grand méchant, mais les personnages évitent ses nombreux pièges tout au long du chemin.

On passe un niveau au dessus du tome précédent en s’impliquant un peu plus dans la politique locale des royaumes. Le grand plan se mets en place, les pions avancent des deux côtés : l’Orbe se rapproche de Torak, mais Belgarath prépare la défense.

Garion évolue aussi beaucoup : le voyage le fait grandir. Il prends plus d’initiatives et apprends beaucoup au contact de ses compagnons de route. La loyauté avec Lelldorin, la compassion avec Mandoralen, la patience avec Ce’Nedra. Il est sur la bonne voie mais il reste encore un peu bébé !

Extrait

« — On me dit que cet homme serait Belgarath, fit l’empereur, et cette femme, Polgara la Sorcière. Soyez assez bon, Zereel, pour vérifier leurs dires.
— Belgarath et Polgara ? railla l’homme aux sourcils en broussailles. Assurément, Votre Altesse n’est pas sérieuse. Il n’existe personne de ce nom. Ce sont des êtres mythologiques.
— Vous voyez bien, déclara Ran Borune. Vous n’existez pas. Je tiens cela de la plus haute autorité. Zereel est lui-même sorcier, voyez-vous.
— Vraiment ?
— L’un des meilleurs, assura l’empereur. La plupart de ses trucs ne sont que des tours de passe-passe, bien sûr, puisque, aussi bien, la sorcellerie n’est qu’un simulacre, mais il m’amuse. Et il se prend très au sérieux. Vous pouvez y aller, Zereel. Mais tâchez de ne pas répandre une odeur méphitique, comme bien souvent.
— Ce ne sera pas nécessaire, Votre Altesse, dit platement Zereel. S’ils étaient sorciers, je m’en serais immédiatement aperçu. Nous avons des moyens de communication particuliers, vous savez.
Tante Pol regarda le sorcier, un sourcil légèrement levé.
— Je pense que vous devriez y regarder d’un peu plus près, Zereel, suggéra-t-elle. Il arrive parfois que certaines choses nous échappent.
Elle fit un geste presque imperceptible, et Garion eut l’impression d’entendre un grondement assourdi.
Le sorcier regarda fixement un point dans le vide, juste devant lui, puis les yeux lui sortirent de la tête, son visage devint d’une pâleur mortelle et il se laissa tomber le nez dans l’herbe, comme si ses jambes s’étaient dérobées sous lui.
— Pardonnez-moi, dame Polgara, croassa-t-il, en rampant comme s’il voulait rentrer sous terre. »


Voilà pour le Chant 2 de la Belgariade. Est-ce que vous connaissiez déjà cette série ? Cet auteur ? En tout cas, j’espère que cette plongée dans les royaumes du Ponant vous aura plu ! Je continue ma lecture, donc la fiche du tome 3 arrivera prochainement.

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis, ou suggérer d’autres livres ou séries de livres !

Merci beaucoup, et à très bientôt !

Fiche de lecture – Chant 1 de la Belgariade

LE PION BLANC DES PRÉSAGES

David Eddings, Chant 1 de la Belgariade, Le Pion blanc des présages, éditions France Loisirs, illustration Didier Graffet

L’auteur

David Carroll Eddings, né le 7 juillet 1931 à Spokane dans l’État de Washington et mort le 2 juin 2009 (à 77 ans) à Carson City dans le Nevada, est un écrivain américain.

Il a écrit de nombreux romans célèbres de fantasy, dans le sous-genre de la High fantasy. Sa femme Leigh Eddings (Judith Leigh Schall) décédée en 2007 à 69 ans, est considérée comme coauteur, non créditée, de nombre de ses romans, et est reconnue comme telle dans ses œuvres les plus récentes.

Déçu par le manque de succès de ses premiers romans, David Eddings est fasciné par un exemplaire du Seigneur des anneaux découvert dans une librairie. Il décide de suivre les traces de Tolkien et de créer son propre univers de fantasy. Il dessine donc la carte du monde dans lequel devra se dérouler sa première saga, La Belgariade.
Aidé par sa femme, il publie en 1982 le premier roman de ce qui ne devait être qu’une trilogie, Le Pion blanc des présages. À cause des règles drastiques de l’édition imposant un maximum de 200 pages par livre, et devant l’impossibilité d’Eddings de se contenter de 600 pages, cette saga initiale sera finalement composée de cinq romans. Il complétera cette saga par La Mallorée en cinq volumes puis des préquelles, Belgarath le Sorcier, et Polgara la Sorcière. (wikipedia).


Résumé

Quatrième de couverture :

Les dieux créèrent l’homme, et chacun choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l’Orbe d’Aldur, le joyau vivant façonné par l’aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon, châtié, dort toujours d’un long sommeil hanté par la vengeance à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit.

Pourtant, les livres des présages sont formels : Torak va se réveiller. Et justement, l’Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil, et il établira son emprise sur toute chose.


Résumé personnel :

Garion, un jeune fermier, mène une vie paisible à la ferme de Faldor. Orphelin, les personnes dont il est le plus proches sont sa tante Pol, cuisinière et guérisseuse de la ferme et qui l’a élevé, et le conteur itinérant qu’il surnomme sire Loup. Rien ne semblait pouvoir déranger leur quotidien, si ce n’est l’arrivée, un hiver, d’un groupe de marchand étrangers et d’un nouveau garçon de ferme au comportement étrange.

Alors que Garion aperçoit Brill, le nouveau, en train d’épier une conversation privée, sire Loup et sa tante décident qu’il est temps pour eux de partir. Le monde qu’a toujours connu Garion s’effondre alors : pourquoi quitter la ferme à cause de ces marchands ? Qui sont ces gens qui les rejoignent sur la route pour les aider dans leur quête ?

Car il s’agit bien d’une quête : sire Loup et tant Pol cherchent quelque chose. Mais quoi ?

Laissé dans l’ignorance la plus totale, pour la première fois de sa vie, le jeune Garion se demande s’il connaît vraiment sa tante, et va jusqu’à se poser des questions sur sa propre identité.


Mon avis

Dans ce premier tome, Garion est donc amené à quitter son foyer de toujours avec sa tante et sire Loup. Ils partent à l’aventure, et bien qu’il soit toujours laissé dans l’ignorance, il finit par découvrir qu’ils sont à la poursuite de quelque chose.

Même si ce n’est que le début de la quête et qu’on sent qu’on est loin du dénouement, ce tome a quand même de l’intérêt : il pose les bases de l’histoire. On apprends ainsi à se familiariser avec la géographie et la politique locale, à reconnaître les différents lien existants entre les royaumes, et, évidemment, à connaître les différents personnages.
J’aime particulièrement la profondeur des personnages, car bien qu’ils soient assez stéréotypés, ils ont leur caractère propre qui reste cohérent et réaliste.

Le style

La première fois que j’ai ouvert le livre, j’étais au début du lycée, et le tout m’avait parut très alambiqué. Mais maintenant que je l’ai relu avec mes yeux d’adulte, je me rends compte à quel point l’ensemble est en fait fluide et agréable. Il y a beaucoup de détails, mais pas de longueurs. Chaque chapitre apporte sa pierre à l’édifice, et l’auteur fait avancer l’intrigue efficacement.
Il y a beaucoup de noms à retenir, que ce soient ceux des personnages ou des lieux, mais avec un papier et un crayon à côté pour se faire un petit pense-intelligent, il n’y a rien d’insurmontable.

En bref

Pour moi, le premier tome est avant tout le passage de Garion entre l’enfance et l’âge adulte : il quitte son nid douillet, plonge la tête la première dans le vaste monde et se pose beaucoup de questions sur son identité.
Je trouve le personnage assez attachant bien qu’un peu naïf pour un garçon de presque 15 ans. Il a beau avoir un très bon sens de l’observation et de la déduction, sa façon de parler reste un peu bébé. Enfin, je suppose que c’est normal pour quelqu’un qui a grandi dans une ferme…

Extrait

« Tante Pol ne tenait pas en place. Elle faisait les cent pas dans sa cuisine lorsqu’ils la rejoignirent.
— Alors ? demanda-t-elle.
— Il allait prendre la fuite, lui raconta sire Loup. Nous sommes arrivés au bon moment.
— Vous l’avez… ?
Elle ne termina pas sa phrase.
— Non. Il a tiré une épée, mais par bonheur Durnik était dans les parages, et il a rapidemnt calmé ses instincts belliqueux. Il est arrivé juste à temps, parce que ton petit protégé, ici présent, était prêt à en découdre avec notre ami. Or, sa dague est bien mignonne, mais guère de taille à lutter contre une épée.
Tante Pol se tourna vers Garion, les yeux étincellants. Garion crut prudent de reculer un peu, histoire de se mettre hors de portée.
— Ce n’est pas le moment, déclara sire Loup en reprenant la chope qu’il avait abandonnée avant de quitter la cuisine. La bourse de Brill est pleine de bon or rouge angarak. Les Murgos avaient un espion dans la place. J’aurais préféré partir en douce, mais puisque nos mouvements sont déjà surveillés, la question ne se pose plus. Emballe ce dont vous aurez besoin, le petit et toi. Je voudrais mettre quelques lieues entre Brill et nous avant qu’il ne réussisse à se libérer. Je ne tiens pas à passer mon temps à regarder partout derrière moi à la recherche d’éventuels Murgos.
Durnik, qui venait d’entrer dans la cuisine, s’arrêta pour les regarder.
— Il se passe des choses bizarres, ici, dit-il. Qui êtes-vous donc, à la fin, et comment se fait-il que vous ayez des ennemis aussi dangereux ? »


Voilà pour le Chant 1 de la Belgariade. Est-ce que vous connaissiez déjà cette série ? Cet auteur ? En tout cas, j’espère que cette plongée dans les royaumes du Ponant vous aura plu ! J’ai directement enchaîné avec la lecture du tome 2, donc il est possible que sa fiche arrive rapidement.

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis, ou suggérer d’autres livres ou séries de livres !

Merci beaucoup, et à très bientôt !

Écrire un roman – Trucs et astuces

Il y a plusieurs méthodes pour écrire un roman. La première, trouver une idée et l’exploiter au fil de la plume en espérant que ça mènera quelque part. La seconde, trouver une idée et la développer pour en connaitre toutes les facettes avant de l’exploiter.

On peut penser que la seconde méthode est un frein à la créativité, mais l’expérience m’a prouvé que c’était la première. Et c’est ce que j’essaye d’expliquer à Amaury…



Cela fait des mois maintenant qu’Amaury me parle d’idées qu’il aimerait bien mettre sous forme de roman. Et ça fait des mois que je l’encourage à passer à l’acte. Mais la plupart du temps, il me dit qu’il n’a pas la méthode nécessaire pour le faire. C’est pourquoi j’ai proposé de l’aider et de le guider dans le processus d’écriture : c’est ainsi qu’est né notre Projet Commun !

Pour ce faire, j’ai donc ressorti tous mes précieux carnets : une compilation de conseils glanés auprès des auteurs que j’admire et dont le style correspond au mien. La plupart viennent de l’ancien blog de Veronica Roth qui a été supprimé depuis. Mais pas que.
Pour écrire un roman, voilà comment ça se passe :

La première chose à faire : construire son univers

Tout commence par une idée :

Le but ici est de poser les bases de l’histoire.

Pour les Avatars, l’idée de base était de raconter les aventures d’une guerrière. Je voulais qu’elle rencontre un magicien, qu’il lui annonce un truc qui changerait sa vie, et qu’ensemble, ils partent sur les routes de leur royaume, mais aussi dans des contrées sauvages et reculées, qu’ils se fassent beaucoup d’amis en chemin…Non, non, on ne sent pas du tout l’influence du Seigneur des Anneaux…Bref. J’ai construit mon univers autour de cette idée, en faisant en sorte de l’englober de façon cohérente. On peut alors se poser ce genre de questions :

  1. Dans quel univers est-ce que l’histoire se déroule ? Dans notre monde ? Un monde imaginaire ? Un mélange des deux ? Pourquoi ?
  2. Y a-t-il des humains ? Des créatures ? Si oui, sont-elles « intelligentes » ? Où vivent-ils ? Comment sont-ils organisés (en gros) ? Pourquoi ?
  3. Y a-t-il de la magie ? Certaines technologies ? Pourquoi ?

Pour faciliter la chose, on peut s’inspirer de livre/films/autres… déjà existants. On peut imaginer que l’histoire se déroulera :

  • dans notre monde et qu’il n’y a pas de magie. Dans ce cas, est-ce que l’action se déroule dans le passé (Kingdom of Heaven) ? A notre époque (High School Musical) ? Dans un futur proche (The Island/Minority Report) ? Dans un futur plus lointain (Hunger Games) ? Dans les trois (Retour vers le Futur) ?
  • dans notre monde et qu’il y a de la magie/une technologie qui n’existe pas. Dans ce cas, y a-t-il des sorcière, des warlocks, des vampires et des loups-garous ? (Charmed/The Mortal Instruments/Witches of East End/Twilight/Buffy) ? Des extra-terrestres (La Guerre des Mondes/La Cinquième Vague/Edge of Tomorrow/Avatar) ?
  • dans un monde imaginaire. Y a-t-il des humains ? D’autres créatures, type nains, elfes, gobelins, trolls, etc…

Bref, vous comprenez.


Par exemple :

Les Avatars. Dans un monde imaginaire dénué de technologie moderne, certaines personnes maîtrisent la matière et les éléments. On appelle ces personnes les Manipulateurs. Voilà comment résumer rapidement ce autour de quoi tournera mon histoire. C’est mon concept.

Qu’est-ce que ça implique ?

Le but ici est d’extrapoler ce concept en se posant un maximum de questions, ce qui créera ses limites :

  • Comment sont apparus les Manipulateurs ? Est-ce que tout le monde peut en devenir un ? Pourquoi ? Comment ça fonctionne ? Est-ce que les Manipulateurs sont gentils/méchants ? Est-ce qu’ils sont respectés/crains ? Est-ce que tous les peuples en ont, ou juste certains ? Pourquoi ? Et ainsi de suite.

C’est ce que j’appelle la partie des « Et si… ? ». Ce travail est vraiment fatigant, mais il est nécessaire, car il permet de dégager des problématiques inhérentes à mon concept. Et surtout, ce sont ces problématiques qui vont alimenter l’intrigue de l’histoire.

Du coup, dans mon livre, je voulais que ma guerrière vive dans un endroit où les Manipulateurs étaient crains, voire, considérés comme des parias. La question à se poser dans ce cas-là, et qui fait toute la différence, est : comment en est-on arrivé là ?

Par exemple :

Ceux qui maîtrisent les éléments sont appelés Manipulateurs (concept de base). Ils sont respectés autant que craints, et chaque peuple possède sa Branche au sein de l’Ordre qu’ils ont créé (détails et limites apportées par l’extrapolation de ce concept). Du moins, c’était jusqu’à la disparition du continent d’Ogarrhyon, dont les Manipulateurs des Terres Varrodenes, appelés Braels, ont été accusés (réponse à « comment en est-on arrivé là ? »).


Et donc, voilà à peu de choses près où nous en sommes rendu avec Amaury et notre Projet Commun. Ces derniers jours, nous avons répondu à beaucoup de questions afin de dégager le genre d’univers, et donc, le genre d’histoire qu’il voulait raconter.

On y a passé des heures et des heures, au point que je pensais qu’il en aurait assez. Ce n’est pas le cas, heureusement, mais il m’a quand même demandé plusieurs fois pourquoi on s’embêtait avec tout ça. Et il a répondu tout seul à sa question quand il est parti d’un seul élément, et que cet élément l’a conduit à des années lumières de ce dont nous parlions au départ.

Même si tout ce travail est éreintant, il permet de ne pas s’éloigner trop du concept de base et de rester focalisé sur les idées qui y collent au fur et à mesure qu’on écrit. Une fois qu’on a posé ces bases, elles sont une structure solide qui permet d’écrire avec un filet de sécurité, sans avoir à tout reprendre une fois le roman terminé.


En conclusion, avoir un bon concept, c’est bien. Avoir un concept développé et des limites établies, c’est mieux. Mais ce qui permet réellement d’écrire un roman sans se perdre, un roman qui se tient du début à la fin, une autre méthodologie sans faille est nécessaire : la construction de son intrigue.
A suivre donc…

Si vous voulez plus d’infos sur les Avatars, c’est ici que ça se passe !

Est-ce que cette méthode fonctionne pour vous, ou au contraire, pas du tout ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous pensez, et abonnez-vous à la newsletter pour rester informés de toutes les nouveautés !


Si ces conseils vous intéressent, vous pouvez télécharger gratuitement mon livre « Outils d’écriture – construire son univers.

L’appel du clavier

Depuis un an et demi, ma vie est répartie en deux catégories : ce que je DOIS faire, et ce que je VEUX faire.

D’un côté, il y a l’enluminure. Et de l’autre, il y a tout ce que j’ai dû mettre de côté pour l’enluminure : le jardinage, le bricolage, le repos, regarder des séries et des émissions de déco, mais surtout, l’écriture !!

L’écriture. C’est la chose qui me demande à la fois le plus et le moins d’efforts. C’est ce à quoi je pense dès que j’ai un moment de libre, ou dès que j’ai besoin de me changer les idées. En ces temps difficiles, c’est presque la chose que j’ai le plus envie de faire chaque jour.

Avant d’entreprendre cette formation en enluminure, je passais au moins 7h/jour derrière mon écran à écrire. Il y a eu les Avatars, puis Atura. Deux univers bien distincts qui m’ont demandé des semaines de réflexion, et des mois de rédaction. Deux univers au bout desquels je ne suis pas encore arrivée, car il me reste au moins 1 tome à écrire pour les Avatars, et une fin pour Atura.

Autant dire que mettre tout ça de côté a été un réel sacrifice. Mais jusque-là, ça en vaut la peine.
Cependant, je me connais. Déjà, à la rentrée 2019, je savais que cette année allait être longue. Pourquoi ? Parce que j’aime travailler à mon rythme, et que celui que le projet de fin d’étude d’enluminure demande est très soutenu et mets une pression non négligeable. Le tout en étant obligé de se rendre à l’école, d’obéir à des règles, et d’évoluer au sein d’un groupe. Tout ce que je n’ai plus l’habitude de faire depuis des années. Tout ce que j’avais décidé de ne plus faire, mais que j’ai toléré le mieux possible car pas le choix si je veux ce diplôme. Ce qui explique la raison pour laquelle j’étais au bord du burn-out au moment des vacances de Noël.

En d’autres termes, en effet, l’année est longue. Et cette crise sanitaire en rajoutant une couche, il ne m’a pas fallu longtemps pour remettre mes priorités dans l’ordre : mon bien-être avant tout. Mon épanouissement avant tout. Plus question de tolérer ou de faire avec. J’ai besoin de me retrouver.Avec cette idée en tête, je n’ai pas hésité bien longtemps quand le chéri m’a demandé : « Eh, ça te dirait qu’on écrive une histoire ensemble ? »Il y a des filles qui pleureraient à cause d’une demande en mariage, moi, j’étais dans le même état pour un projet d’écriture. Oui oui.

Comment vous expliquer que pour la première fois depuis un an et demi, je me suis sentie en phase avec moi-même ? Le fait de me replonger dans le processus créatif m’a tellement emplie d’une bonne énergie et de bonne humeur que j’ai eu des nuits de sommeil normales pour la première fois depuis des semaines !Bref. Tout ça pour dire qu’on s’est lancé pour de vrai : brain-storming d’idées pour trouver un concept, dégager un message, construire un univers, ébaucher une histoire…J’étais tellement à fond que je ne me suis pas rendue compte du temps qui passait, et ça n’est que quand Amaury m’a supplié de s’arrêter car son cerveau était au bord de l’explosion que j’ai réalisé qu’on y avait passé l’après-midi. Et que j’aurais pu encore continuer des heures.

Et en effet, je n’ai pas pu m’arrêter. Seulement, cette histoire étant écrite à deux, je ne pouvais pas continuer toute seule. C’est pourquoi j’ai ressorti Atura pour m’y replonger. Une matinée pour relire ce que j’avais déjà écrit et retrouver toutes mes notes, et j’étais partie : à 13h, je commençais à imaginer ce à quoi allait ressembler la suite, et le soir même je postais ce que j’avais pondu sur Wattpad. Et j’ai envie de continuer.

Pour le moment, le confinement me permet de m’organiser comme je le veux. Je peux gérer mon temps de travail à ma guise et trouver l’équilibre dont j’ai vraiment besoin entre l’enluminure et l’écriture. Et je compte en profiter à fond.Du coup, je redoute un peu le moment où tout devra retourner comme avant, car évidemment, je n’aurais plus autant de temps à consacrer à l’écriture… Mais je me dis aussi qu’il ne restera plus longtemps avant que je sois diplômée.

Le bon côté des choses, c’est que le processus d’écriture est de nouveau en marche. Il faut donc vous attendre à une suite pour Atura, et si tout se passe bien, à un nouveau projet !

To be continued !

Confinement : 1 mois, ou presque !

Le printemps est bien là et les températures clémentes nous attirent de plus en plus vers l’extérieur. On serait tenté de croire que la crise que nous traversons est terminée, mais il faut encore tenir bon ! 

De façon plus personnelle, l’imminence des « vacances » me donnerait presque envie de laisser tomber mes nouvelles habitudes…

Malgré toutes ces tentations, le bilan de la semaine reste plutôt positif.
J’ai encore bien avancé dans mon projet, et je touche du doigt la fin de ma première pleine page. Cependant, j’ai besoin de l’avis de ma professeure pour vraiment boucler ce qui me reste à faire. Des histoires de concordance de couleurs et de pigments qui ne tiennent pas. J’ai repoussé cette échéance jusqu’au dernier moment, mais là, je ne peux plus l’éviter. Me voilà donc quasiment au point mort de ce côté-ci.

Mais ça ne veut pas dire que je suis restée inactive, loin de là !En effet, me voilà repartie pour une session d’écriture !Ca faisait des jours que je résistais à la tentation, mais le fait de travailler sur un nouveau scénario avec le chéri, et de voir toutes les auteures que je suis sur les réseaux sociaux avancer dans leurs projets m’a fait replonger.Eh oui, c’était à prévoir : moi, enfermée 24h/24 chez moi, le clavier à portée de main, les blocs notes remplis d’idées empilés dans un coin du bureau…Franchement, je me félicite de ne pas avoir craqué plus tôt !

Et donc, le chéri et moi nous sommes lancés dans le projet d’écrire une histoire à 4 mains. Pour l’instant, nous n’en sommes qu’au début, mais ça me plait déjà. J’en reparlerai certainement plus en détail dans un autre article.

Sinon, faute de pouvoir me lancer à corps perdu dans la rédaction du tome 3 des Avatars — ça me ferait totalement perdre le fil du temps et de la réalité, et donc, autant abandonner le projet de fin d’année tout de suite — , j’ai ressorti ma très chère Atura.Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette histoire, c’est mon second projet se déroulant dans un monde post apocalyptique, rétro-futuriste ? Je ne saurais pas vraiment comment décrire cet univers. En gros, j’ai repris la trame de notre monde, mais en utilisant des éléments d’époques différentes : une ville avec du béton armé en ruine, mais des coches en guise de voitures. Les noms des lieux sont imaginaires, mais les lieux existent réellement. J’avais posté les 4 premiers chapitres sur Wattpad il y a un an ou deux. L’enluminure m’ayant forcé à tout arrêter, je n’y avais pas retouché depuis. Mais le contexte actuel aidant…

Résumé :

Dans la ville de Kern, les habitants sont divisés en deux classes : l’élite, constituée exclusivement de Kerïn, et le reste de la population, en grande majorité des Aturän. Tandis que les derniers sont au service des premiers, un équilibre fragile et illusoire est maintenu. Bientôt approche pour les orphelins le jour de la révélation : pour les uns, c’est le moment redouté où on leur dira enfin à quelle classe ils appartiennent. Pour les autres, c’est la dernière chance d’être adoptés par une riche famille kerinon. Mais pour tous, c’est le jour du « test », un examen obligatoire qui déterminera leur avenir. »C » est orpheline et n’a par conséquent, ni nom ni statut. Voulant devenir Atura et intégrer la classe des ferraillën, elle parcourt les décharges et les ruines de la ville extérieure à la recherche de métaux pour les revendre, et ainsi économiser jusqu’à ce qu’elle quitte son pensionnat. Bien que la routine d’une ferraillé soit difficile, C ne craint pas le dur labeur et espère pouvoir continuer la petite vie qu’elle a commencé à mettre en place depuis presque un an. Seulement, le jour du test, rien ne se passe comme prévu.

En espérant que ça vous rendra curieux, je vous informe donc que j’ai posté sur Wattpad la première partie du chapitre 5 en début de semaine. Le scénario n’étant pas aussi dense que celui des Avatars, j’espère pouvoir m’y consacrer assez régulièrement en tant qu’exutoire. On verra ce que ça donne !

En conclusion, avec le beau temps et un équilibre dans les nouvelles habitudes, j’arrive à avancer, et même à renouer avec ce qui me tient le plus à cœur. Et aussi étrange que ça puisse paraître, « l’après » m’angoisse à présent plus que le « maintenant ». Que se passera-t-il une fois que tout sera terminé ? Comment faire pour retourner à ce mode de vie et cette frénésie que je n’ai eu aucun mal à quitter et qui me semblent plus dérisoires que jamais ?Que garder de ma nouvelle routine ? Quel genre de vie j’ai réellement envie de mener ? Quelles leçons le monde va-t-il tirer de cette crise ? Est-ce que les mentalités auront vraiment changées ?

Voilà pour les questions philosophiques. Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous craignez aussi l’après ?

Surtout, prenez soin de vous !