Le début d’une nouvelle vie

Cela fait maintenant quelques semaines que je suis diplômée, et me voilà au commencement d’une nouvelle aventure. Mais comment se passe la vie de diplômée ? Quels sont mes projets ?


Où est-ce que j’en suis ?

Photo by Jasmine Coro on Unsplash


Après le périple qu’a été mon examen, je suis enfin en mesure de reprendre ma vie en main. Et qui dit reprendre ma vie en main, dit de nouvelles résolutions, de nouveaux objectifs, de nouveaux projets. Quelle chance, ça tombe pile poil au moment de la nouvelle année !

D’ailleurs, bonne et heureuse nouvelle année ! On a bien besoin de tourner la page de 2020 !


Côté manuscrit

Comme je l’explique dans mon précédent article, mon manuscrit est basé sur ma série de livre Les Avatars. Il est construit comme un guide écrit par l’un des personnages et voulant faire découvrir la Manipulation à un étranger. Plus concrètement, il est un moyen d’introduire le principe de la Manipulation à des personnes qui n’auraient pas lu les livres ou qui n’arriveraient pas à s’y retrouver.

En créant ce manuscrit, j’ai voulu allier l’enluminure au monde que j’avais imaginé pour continuer à le développer. Malheureusement, l’exécution du manuscrit devant à tout prix rester secrète pour des raisons d’anonymat, je n’ai pas pu partager avec vous le résultat de ce travail combiné.
Mais maintenant que tout est fini, je peux enfin agir à ma guise.

J’ai commencé à partager des photos sur Instagram et Facebook, mais je vais d’ici peu mettre à jour la galerie de mon site avec quelques détails sur la conception.

Voici cependant un aperçu de ce qu’il s’y trouvera :


Côté vie professionnelle

J’ai le plaisir de vous annoncer que je suis en train de créer mon auto-entreprise !
C’est un pas de géant pour moi ! Cela fait si longtemps que j’y pense sans pouvoir le faire que j’ai un peu de mal à y croire, mais c’est bien vrai !

Entre autres choses, cette auto-entreprise me permet de faire des animations dans les écoles, les EHPAD, et bientôt, de pouvoir donner des cours d’enluminure sous forme de stages ou d’ateliers.
Vu la conjoncture actuelle, donner des cours peut sembler impossible, mais j’essaye d’allier tradition et modernité et de mettre internet de mon côté !

Restez donc connectés, car je lancerai bientôt des ateliers tests, et je serai ravie que vous puissiez m’aider à leur conception !


Côté écriture

Comme je l’explique plus haut, j’ai allié écriture et enluminure pour la réalisation de mon manuscrit. Cependant, la réalisation m’a pris tellement de temps que je n’ai pas pu me consacrer à autre chose qu’à ce Petit Guide de Manipulation depuis un an et demi.

C’est pourquoi je suis heureuse de retrouver un minimum de liberté pour enfin me concentrer sur la suite. Et quelle est cette suite ?

Je suis en train de développer une série de nouvelles en trois parties.

Elles prennent place dans l’univers des Avatars et concernent des personnages que l’on croise dans les livres ou dont on entend parler. On peut les lire indépendamment des livres, mais elles apportent un regard nouveau ou des détails sur l’intrigue, donc il est préférable d’avoir lu au moins le premier tome avant de les commencer.
Les idées sont là, j’ai déjà commencé la rédaction de la première nouvelle, et je la posterai dans les semaines qui viennent.

J’aimerais continuer la rédaction de Atura.

Eh oui, cette histoire que j’ai commencé un peu sans y croire me trotte toujours en tête. Elle est d’un style totalement différent des Avatars, donc elle me permet de m’évader et de changer d’air en cas d’overdose !
Si vous ne l’avez pas encore lue, vous pouvez le faire ici. Et si ça vous plait, ou si vous avez des suggestions ou des remarques, vous pouvez même laisser un commentaire !

Il est grand temps que je me mette à la rédaction de mon tome 3 !!!

Depuis le temps que le scénario dort au fond de mes tiroirs, il serait grand temps que je m’y mettes. Mais bon, vous connaissez la chanson, avec ce festival, toute cette pression… Euh, je veux dire, ce manuscrit !
Bref, j’avais un peu les mains liées et le temps me manquait pour faire tout ce dont j’avais envie. Mais si je m’organise bien, je devrais pouvoir me lancer. On y croit !!


En bref

Me voilà libre de ce projet titanesque que représentait mon manuscrit, mais il me reste beaucoup à faire ! En effet, cette liberté retrouvée me donne des ailes, mais je débute tout juste ma vie professionnelle et il va falloir que je fasse une liste de mes priorités si je veux pouvoir mener tous mes projets de front !

Enfin. Voilà pour les nouvelles.


à venir

  • Des mini-atelier tournant autour de l’enluminure
  • Des photos et des articles explicatifs sur mon manuscrit
  • Des extraits de mes nouvelles
  • Des nouvelles de l’avancement de mon tome 3

Pour lire le début du tome 1 des Avatars

Pour lire Atura


Si vous avez aimé cet article, si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à liker et à partager !

Merci d’avoir lu, et à très bientôt pour la suite !

Une page se tourne

Cela fait maintenant deux ans et demi que je vous tiens au courant de mon parcours mêlant écriture et enluminure, et me voilà enfin au bout de l’aventure. Mais comment se termine-t-elle ?

Avec le reconfinement, le déconfinement, comment s’est passé cette fin de parcours ? Est-ce que j’ai pu passer mon examen ? Dans quelles conditions ?


Où est-ce que j’en suis ?

Photo by Jasmine Coro on Unsplash


Pour vous remettre dans le contexte, j’étais censée faire la reliure de mon manuscrit les 26, 27 et 30 novembre. Évidemment, ça n’a pas pu se faire, et après un petit passage à vide peuplé de beaucoup de doutes, on nous a finalement confirmé les dates et les conditions d’examen.

Le dépôt du manuscrit s’est donc fait le lundi 7 décembre à 8h30. Puis le mardi 8, j’ai passé l’épreuve écrite à distance (un quizz sur internet). Et enfin, le 9, j’ai passé mon oral.


Côté manuscrit

Tout s’est bien passé, mais c’était tout juste.

J’avais bien tout terminé niveau peinture et retouches, même les détails que je pensais ne jamais faire.
J’avais bien enveloppé mes parchemins pour qu’ils ne bougent pas trop, n’étant pas reliés.
J’avais imprimé mes dossiers enluminure et calligraphie (des dossiers expliquant nos références et notre démarche créative).
J’avais bien préparé mes dessins.
Mais je n’avais pas compris qu’il fallait les donner avec le tout. Donc c’est qui qui a fait un allé/retour chez elle en courant pour pouvoir donner son matériel à l’heure et ne pas se faire recaler à l’examen ?

Voilà voilà.


Côté examen écrit

Je savais que j’allais être interrogée sur les différentes matières, à savoir : dessin médiéval, calligraphie, pose de métaux, enluminure, et théorie. Mais étant donné que je n’avais jamais eu d’examen écrit dans aucune de ces matières, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.
Disons que j’ai révisé comme j’ai pu, et que les épreuves ont été à la hauteur de mes attentes et de mes craintes.
Dans l’ensemble, je ne m’en suis pas trop mal sortie, même si j’ai eu de grosses lacunes sur certains détails.
Heureusement que j’avais révisé toutes mes recettes !!!


Côté examen oral

Bon.
Ceux qui me connaissent savent ce que je pense des présentations et exposés.
Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas douée pour parler en public.
Ceux qui me connaissent savent que…
Bref, ils savent.

J’ai essayé. Vraiment. Je vous jure.
J’ai fait un plan structuré. J’ai fait une fiche. J’ai répété.
Mais ça n’a pas suffit.

Encore une fois, on nous avait donné les grandes lignes de ce qu’on attendait de nous : présenter notre manuscrit. C’est bien, mais quand même, ça reste vague. Ça laisse la place à pas mal de choses.
J’ai donc préparé une présentation basée sur mes dossiers et expliquant le rapport entre mon texte et les manuscrits de référence que j’ai utilisés.
Sauf que, arrivée sur place, on m’a dit : « Surtout, il faut parler technique !! Ne passez pas plus de 5 minutes sur votre histoire !! ».
Très bien. Et là, il me reste combien de temps pour refaire ma présentation ??
Et du coup, après avoir passé un quart d’heure à attendre dehors, on m’a jeté en pâture aux lions sans ménagement, et tout ce qui tournait dans mon esprit, c’était « Parler technique ? Mais qu’est-ce que je vais dire…? »
Et mon cerveau s’est figé. FI- !

Maintenant que la panique est passée, je sais ce qu’ils attendaient de moi. Ils voulaient que je leur explique le processus technique et pas créatif, évidemment. Et ça tombe sous le sens.
Ils voulaient savoir comment j’avais préparé le parchemin et avec quoi ; quels pigments j’avais utilisé et comment ; les spécificités des styles que j’avais choisi.
Pas la raison pour laquelle ce personnage s’appelle comme ça ; pas la raison pour laquelle celui-là porte cette couleur et pas une autre. Pas la raison… bref, ils ne voulaient pas connaître les détails de mon histoire et la façon dont je l’ai créée.
Dommage.


Comment tout ça se termine

Avec beaucoup de stress, je dois dire.

Ayant totalement raté mon oral, je me suis mise à douter d’avoir mon examen.
Car voyez-vous, pour être titré Enlumineur de France, il ne suffit pas d’avoir la moyenne. Non non non, il faut avoir au minimum 14 de moyenne générale.
Sachant que j’aurais à peine la moyenne à l’oral et que mon épreuve écrite était mitigée, je savais que ça me faisait quand même pas mal de points en moins…

Autant dire qu’entre la fin de mon oral le mercredi et la fin des délibérations le vendredi après-midi, j’ai cru mourir plusieurs fois.

Autant dire que quand on m’a appelé pour me dire que j’avais réussi, j’ai cru revivre.


Enfin. Voilà.
Le principal, c’est que j’ai réussi à aller au bout de ce périple.
J’ai tenu mes engagements.
J’ai sorti un manuscrit qui me plait.
Je n’y croyais plus, mais je suis enfin Enlumineur de France.
Mais surtout, je vais enfin pouvoir partager les fruits de mon travail avec vous ! Attendez-vous donc à voir des images sous peu !

Quoi qu’il en soit, encore merci à ceux qui m’ont soutenu et encouragé durant l’épreuve qu’auront été ces deux années.

A très bientôt pour la suite de l’aventure !!

Bientôt la fin ?

Voilà des mois que je vous tiens au courant de mes avancées d’apprentie enlumineuse : mon apprentissage, mon projet de fin d’année, et cet examen qui semble impossible à planifier. Avec le couvre-feu, puis le reconfinement, il semble désormais impossible pour moi d’obtenir mon diplôme.


Qu’en est-il vraiment ?

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En effet, il y a une semaine, j’annonçais que les dates pour la reliure de mon projet de fin d’études étaient tombées. Me concernant, il s’agissait de trois jours, les 26, 27 et 30 novembre. Trois jours durant lesquels j’allais ENFIN pouvoir assembler les pages de mon manuscrit et le contempler tel que je le visualise depuis des mois. Trois jours après lesquels j’allais ENFIN pouvoir me consacrer à de potentielles révisions, mais surtout, à envisager la suite.

Seulement, entre temps, le couvre feu a été instauré, et comme je m’en doutais — sans pourtant vouloir y croire — le reconfinement. Comme beaucoup, la nouvelle est tombée comme un coup de massue, pour beaucoup de raisons. Pour moi, ça signifiait une nouvelle mise à l’arrêt. Un nouvel obstacle entre moi et mon diplôme. Et la question qui m’avait hanté durant la première partie de l’année est venue me retrouver :

Que va-t-il donc se passer ?


Côté reliure

Eh bien, malheureusement, il semble que je doive faire une croix sur la reliure, pour le moment. En effet, les arrêtés ne permettant pas à la relieuse de poursuivre son activité et d’accueillir des groupes en atelier, la couverture de mon manuscrit devra attendre des jours meilleurs. Quand ? l’univers seul le sait.


Côté examen

Les dates d’examen sont finalement tombées, elles aussi et se situent la deuxième semaine de décembre. Du 7 au 11, pour être précise, sans savoir si un prolongement du confinement sera susceptible de modifier ces dates, évidemment. Je passerai donc l’examen écrit qui permettra de juger de mes connaissances, et je suppose que je serai convoquée devant un jury pour présenter mon manuscrit… sans couverture ni reliure.


Ce que j’en pense

Honnêtement, je suis mitigée.

D’un côté, je suis contente que les dates soient enfin tombées. Me dire que d’ici un peu plus d’un mois, tout sera terminé me soulage. Je peux ainsi commencer à penser à autre chose que l’enluminure, autre chose que mon projet de fin d’études et toutes les insomnies qu’il m’apporte.
Je peux à nouveau penser à mes livres qui attendent que je m’occupe d’eux. Aux projets de cours et de formation qu’il faut que je mette en place rapidement. A la façon dont il va falloir que je m’organise si je veux pouvoir survivre dans un monde qui est en perdition…

D’un autre côté, je suis effrayée. Effrayée par le court laps de temps qu’il me reste pour mettre les derniers coups de pinceau à mon travail. Par les révisions qu’il va certainement falloir que je bâcle. Par le fait que ce ne sont décidément pas les conditions dans lesquelles j’imaginais passer mon examen.

Mais qu’est-ce que je peux y faire ? A vrai dire, je me résigne. J’essaye de faire l’autruche pour ne pas céder à la panique. J’essaye de me concentrer sur ce que j’ai à faire en prenant un jour après l’autre et en avançant le mieux possible.

Au final, quelle que soit la façon dont ça va se dérouler et se terminer, j’ai hâte, car le 12 décembre, je serai libre.


Voilà, je crois que j’ai fait le tour !


Enfin, j’arrive au bout de l’aventure de l’apprentie enlumineuse. Je n’y croyais plus, mais la fin est proche. Je vais enfin pouvoir partager les fruits de mon travail avec vous, et j’espère que ça vous plaira !

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Welcome, or welcome back !

Est-ce que je suis la seule à trouver que l’automne est une saison magnifique ? Malgré les températures qui descendent, les couleurs sont tellement belles qu’elles réchauffent le cœur. Et en ces périodes troublées, un peu de réconfort, même visuel, ne fait pas de mal.


Quelles sont les nouvelles ?

Photo by Jasmine Coro on Unsplash


Car oui, l’automne est là, Halloween pointe le bout de son nez, et après des mois et des mois de dur labeur, j’arrive enfin à voir le bout du tunnel.

Jusqu’à très récemment, bien que je sache en mon for intérieur que je doive terminer mon manuscrit mi-novembre, l’échéance n’était pour moi pas très réelle. Et ce, malgré les tableaux et calendrier trônant sous mes yeux TOUS. LES. JOURS. Du moins, c’était jusqu’à ce que je reçoive un mail de l’administration me disant que les dates pour la reliure étaient fixées.

Hahaha.

J’ai alors eu une prise de conscience sur le travail qu’il me restait à faire et le temps imparti. Et le tout a — bien évidemment — , été suivi par une vague de panique, car même si j’avance bien, il me restait encore une foule de choses à terminer.

Mais alors, où est-ce que j’en suis, me demanderez-vous ?


Côté enluminure

Après la vague de panique citée plus haut, j’ai remis en place une routine quasi militaire et me suis mise à travailler avec un tel acharnement que j’ai réussi à abattre l’équivalent de trois semaines de travail en une semaine et demi. Un réel exploit, qui, certes, m’a soulagé de la charge mentale qui me pesait, mais m’a coûté physiquement.

J’ai donc terminé toutes mes pleines pages, mon frontispice et ma page de titre qui m’a valu pas mal d’heures d’insomnies mais dont le résultat me satisfait enfin.

En gros, ne me restent plus que quelques détails à régler au sein de mes chapitres. Il me reste donc encore au moins une ou deux semaines de travail, mais plus aucun gros morceaux, donc c’est un réel soulagement.

Fière de ma progression, je me suis donc octroyée quelques jours de repos, dont un week-end durant lequel je suis allée au Angers Geekfest pour aller à la rencontre d’auteurs que je connaissais ou pas.


Côté Geekfest

Je dois dire que malgré l’aventure qu’a été mon entrée au festival (et je remercie d’ailleurs chaudement ceux qui ont permis cette entrée et qui se reconnaîtront si d’aventure ils passent par là), j’ai passé un super moment !

Cela faisait des années — presque dix — que je n’avais pas mis les pieds dans ce genre de convention, et l’ambiance bon-enfant, joyeuse et artistique m’avait vraiment manquée. J’ai fait un grand tour, passant un bon moment à l’expo Harry Potter, puis je suis allée à la rencontre d’auteurs présents.

J’ai d’abord fait la connaissance de Alexane Guth, qui m’a parlé de l’univers qu’elle avait créé et des différentes séries qu’elle avait écrites, et à qui j’ai acheté le premier tome de sa série L’Odyssée des deux Mondes aux éditions Sudarènes intitulé l’Éveil des Ténèbres.

Je suis ensuite allée voir du côté de Aidan Fox, avec qui j’ai parlé de construction d’univers et de cohérence en écriture, et à qui j’ai acheté Les Chroniques d’Yshal, les Murmures du Shar, un beau bébé de plus de 1000 pages mais qui ne me fait pas peur !

Et pour finir, j’ai rendu visite à Lysiah Maro, que j’étais plus qu’impatiente de rencontrer en vrai et à qui j’ai fait dédicacer le premier tome de sa série Horizon parue chez Inceptio, Sombre Balade.

Autant dire que mon sac pesait lourd, mais que je suis heureuse d’avoir trouvé de quoi lire, écrit par des auteurs français ! Je pense que j’en reparlerai quand j’aurai terminé mes lectures, donc, à suivre.

Mais voir tout ce petit monde et acheter tous ces livres ne m’a pas laissé de marbre, et ce qui devait arriver arriva…


Côté écriture

En réalité, tout à commencé à cause d’une discussion que j’ai eue avec le Chéri : nous parlions de mes personnages, et particulièrement de celui nommé Tarkin. Je lui faisais part de la façon dont je l’avais imaginé, et il m’a fait part de la façon dont il le voyait. Ce qui s’est passé, c’est qu’il ne le voyait pas de la façon dont je l’avais imaginé.

Je me suis alors demandée si j’avais mal fait mon travail, ou si j’avais donné trop peu d’éléments pour que le lecteur en ait une vision aussi claire que possible. Une vieille idée que je gardais sous le coude depuis un moment est donc revenue me hanter : développer quelques chapitres écrits du point de vue d’autres personnages de la série.

Galvanisée par les rencontres que j’avais faites durant le week-end, je n’ai donc pas pu résister à l’appel du clavier.

Revenez cinq jours plus tard, et ça donne un pavé de 5600 mots ! Welcome, l’écriture, ou plutôt dirais-je, welcome back ! Tu m’avais manqué !!

Alors, je ne sais pas exactement ce que ça va donner, mais après une telle avancée, je pense que je vais essayer d’en faire quelque chose. C’est donc une histoire à suivre !


Voilà, je crois que j’ai fait le tour !


Enfin, j’arrive au bout de l’aventure de l’apprentie enlumineuse — ce qui me permet petit à petit de reprendre ma plume — mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot ! J’ai hâte de connaître mes modalités d’examen pour enfin pouvoir vous partager mon travail. Je n’ai pas encore de date précise, mais ce que je peux vous promettre, c’est que vous en aurez plein les yeux !

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Rentrée 2020, en avant !

Ça y est, les jours raccourcissent, l’air se fait plus froid et on commence à sentir l’automne arriver. Mais que s’est-il passé durant l’été, et qu’est-ce qui est prévu pour la suite ?


Comment se porte l’apprentie enlumineuse ?


Compte rendu de l’été

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vu le temps passer.

Déjà, à cause du confinement, les cours se sont terminés plus tard que prévu, soit mi-juillet.
Ensuite, avec le travail qui me restait à faire, je n’ai pas eu le loisir de penser à autre chose.

Enfin, si. Car je suis tombée malade. Une suspicion de covid-19, mais finalement, ça n’était qu’un rhume bénin qui m’a quand même valu une semaine d’arrêt : j’avais la tête tellement prise que j’étais un vrai légume. Mais le test est revenu négatif, alors c’est le principal.

Puis, fin août, parce que la panique devant le travail à accomplir m’a fait un peu — trop — accélérer la cadence, et parce que l’incapacité à utiliser mes pigments correctement à cause de la canicule m’a quasiment fait perdre la raison, je me suis retrouvée avec le dos bloqué. Du coup, une nouvelle semaine d’arrêt et des séances chez le kiné.

Mais heureusement, maintenant, tout va bien. Le temps est plus à ma convenance, ce qui m’aide à me calmer et à continuer mon travail. Cependant, l’emploi du temps reste chargé. Je ne panique pas encore tout à fait, mais je ne suis pas loin.


Et pour la suite ?

La suite. La suite… ? Quelle… Bref.

Oui, la suite, car il faut bien y penser. Mais c’est compliqué de prévoir quand on est la tête dans le guidon et que les plans sont chamboulés tous les quatre matins. Cependant, j’ai quand même plein de projets sur le feu dont il faut que je m’occupe.


Côté écriture

Les Avatars

Eh oui, encore et toujours les Avatars. Il faut dire qu’avec cet arrêt de deux ans pour cause d’enluminure, mon bébé me manque énooormément ! Alors, quel est le plan ?

J’ai réussi à trouver quelques heures avant de dormir pour faire une révision de mon tome 2 après une relecture complète. Je n’y avais pas touché depuis mon entrée à l’institut, alors c’était presque comme si je me replongeais dedans avec un regard extérieur. J’ai pu corriger quelques fautes et coquilles, et aussi noter des trous dans le scénario qu’il fallait que je comble.
J’ai donc encore un peu de travail dessus, mais il devrait bientôt être comme j’ai envie qu’il soit, et avec chance, je relancerai une sortie d’ici janvier 2021.

Peut-être que les tomes 1 et 2 feront également peau neuve ? A voir.

Ensuite, j’aimerais ENFIN m’atteler à la rédaction de mon tome 3, qui attend patiemment depuis presque 3 ans. Ça va me demander un travail énorme, mais il faut que j’arrive au bout de cette série.

Atura

J’aimerais également finaliser Atura, qui est déjà bien entamé. J’ai posté les premiers chapitres sur WattPad, et je tiens à le terminer.
C’est un projet bien moins ambitieux que les Avatars et ça n’est qu’un one shot. Aussi, j’espère m’acquitter de cette tâche sans trop de difficultés.


Côté enluminure

Mon chef-d’œuvre

Côté enluminure, il y aura la présentation de mon projet de fin d’année que je meurs d’envie de vous partager. Garder le secret aura été une des choses les plus difficiles à faire durant cette année, et surtout, ne rien laisser filtrer.
Je ne sais pas si une exposition sera possible en raison des mesures sanitaires, mais j’aimerais évidemment le faire partager au plus grand nombre. Si une présentation physique n’est pas possible, j’essayerai de m’organiser autrement, peut-être à travers différents articles sur ce blog. Je verrai bien.

Autres projets pros

Une fois que le chef-d’œuvre sera terminé, je compte développer mon activité d’enlumineuse à travers des cours et des ateliers découverte et des commandes de particuliers. Si vous avez envie de vous initier ou si vous cherchez un cadeau original, je vous donne rendez-vous au printemps/été 2021 !

Je comte aussi me diversifier en explorant le côté illustration de la force. C’est mon souhait le plus cher depuis des années, et l’apprentissage de l’enluminure m’a donné les outils dont j’avais besoin pour me lancer. De ce côté-ci, il n’y a encore rien de vraiment définit, donc ça reste une piste à suivre, pour le moment.


Voilà, je crois que j’ai fait le tour !


Vous l’aurez deviné, il me reste beaucoup de travail pour arriver au bout de l’aventure de l’apprentie enlumineuse, et presque encore plus pour arriver à mon but final : voler de me propres ailes en tant que créatrice pluridisciplinaire.
Mon univers est et restera toujours le livre — qu’il contienne des images et/ou des mots — et j’ai maintenant les outils nécessaires en main pour créer ce que j’ai envie.

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Obtenir des résultats

Voilà qu’on arrive à la fin de la troisième semaine de confinement, et tandis que les semaines précédentes ont donné lieu à plein de nouveauté et d’adaptation, je ressens que cette routine commence à donner des résultats.

La première semaine, j’ai établi un plan bien précis de la façon dont il fallait que je m’organise. J’étais bien décidée à ne pas me laisser perturber par ce confinement et à continuer mon travail coûte que coûte. J’étais plus que motivée pour me remettre au sport.

Bizarrement, ça n’a pas vraiment fonctionné.

La deuxième semaine, j’ai réalisé que j’étais incapable de m’en tenir à mon plan pour tout plein de raisons. Insomnies, maux de têtes, tensions musculaires et crises de paniques. Toutes liées à l’angoisse. L’angoisse de tomber malade.L’angoisse qu’Amaury — ou mes frères et sœurs, ou mes neveux et nièces, ou mes parents — tombe-nt malade et meurent. Puis l’angoisse de ne pas tenir mes délais. S’est alors ajouté la culpabilité d’avoir peur alors que je vais bien, que je suis en bonne santé, en sécurité, que je ne manque de rien et que mes proches aussi sont en sécurité. Et la culpabilité de ne pas tenir mes délais, de trop manger, de ne pas faire suffisamment d’exercice…

J’ai aussi réalisé que je n’étais pas la seule dans ce cas. Et que c’était normal d’avoir peur. Et qu’il ne fallait pas que je me mette trop la pression. Et ça m’a un peu rassurée.

La troisième semaine, après avoir pris conscience de ce que j’avais à faire, mais surtout, de ce que j’étais capable de faire étant donné les circonstances, j’ai accepté la situation, je me suis apaisée et devinez quoi ? J’ai obtenu des résultats.

Aurais-je enfin trouvé mon équilibre ?

Ok, je ne me lève qu’à 9h. Ok, je ne travaille que 4h par jour. Mais au moins, je travaille, sans pression, et les résultats que j’obtiens sont même bons :

  • J’ai réussi à contourner mes soucis de parchemins et à avancer.
  • Une partie après l’autre, j’ai posé toutes les couleurs de ma pleine page, puis je me suis attaquée aux détails.

Le fait de penser en étapes que je suis capable d’atteindre en une journée de travail m’aide beaucoup, et avant que j’ai pu m’en rendre compte, je suis quasiment arrivée à bout de ma pleine page. Ce que j’aurais cru impossible ne serait-ce que lundi. Pour la première fois depuis des semaines, voire des mois, je suis de nouveau satisfaite de ce que je fais, et j’ai même de nouveau hâte de m’y mettre.

Maintenant que je suis dans cette bonne dynamique, je pense de nouveau à faire de l’exercice. De toute façon, c’est nécessaire si je veux être capable de marcher plus de 10m sans m’effondrer une fois que tout ça sera terminé. Alors non, je ne vais pas commencer par de la cardio, même si j’en ai grand besoin. Mais je me dis qu’avec un peu de yoga et de méditation, c’est un bon moyen de commencer en douceur.

Le temps d’adaptation aura été assez long, mais de continuer à chercher les meilleures solutions pour mon bien-être aura été bénéfique. Je ne dis pas que les angoisses sont toutes parties. Mais au moins, j’ai réussi à trouver une façon de vivre avec.

Et vous, est-ce que vous avez enfin trouvé votre équilibre ? Est-ce que vous obtenez des résultats qui vous plaisent ?

Surtout, prenez soin de vous !

Petits soucis et grosses angoisses

Eh oui, la vie d’enlumineuse en herbe continue, et ce, malgré le confinement, et ça n’est pas toujours très facile !

Ne pas avoir la guidance des professeurs est parfois source de grosses angoisses quand arrivent des désagréments techniques.

Malgré le peu de travail que j’ai accompli durant la première semaine, je me suis quand même attelée à une étape non négligeable et plus que minutieuse qu’est la correction de la pose de ma feuille d’or.

En gros, quand on pose de la feuille d’or, on trace un motif, ensuite, on met un mordant (une substance collante) dans ce motif, puis on le laisse sécher, et enfin on le réactive pour poser la feuille d’or et la coller dessus.Parfois, quand on n’est pas très soigneux (comme moi) ou qu’on a mal dessiné le motif (comme ce que j’ai fait sur ma pleine page), il faut corriger la pose en enlevant l’or en trop. Et pour ce faire, il faut gratter. Soit avec une gomme abrasive, soit avec un grattoir, soit avec un objet type lame de cutter ou pointe sèche.

Et donc, me voilà face à la pleine page de mon projet de fin d’année, à mon motif mal dessiné, et donc mal doré. Et voilà que je dois enlever un morceau d’or d’1 mm sur 2 en plein milieu d’un motif plus gros, doré lui aussi. Autant dire que la gomme ne passait pas, ni le grattoir. J’y suis donc allée délicatement à la pointe.Les premiers motifs se sont bien passés. La pointe glissait sur la surface lisse et presque « plastique » du parchemin, et l’or autant que le mordant partaient facilement et sans traces.C’est alors qu’est arrivé LA section de parchemin m*r@i¤u#. Et alors que je grattais avec la plus faible des intensités, l’or s’est enlevé, mais le mordant a refusé. Et le parchemin a commencé à venir avec.

Comment vous dire qu’à 20€ la planche de parchemin, et après 5h de calligraphie, 4h de pose de mordant, autant de pose de feuille d’or, et 3h de report de traits et de fixation à l’encre, je n’avais pas besoin, ni envie, d’ailleurs, que mes corrections se transforment en fiasco total qui conduirait certainement à un TROU !

Grosse frayeur, et gros questionnement. D’abord, je me dis qu’il faut que j’arrête, tout court. Après, je me dis que je ne peux pas arrêter, car j’en suis à mon cinquième motif sur 8, et qu’à ce niveau-là, je n’ai pas le choix que de continuer à corriger. Et en plus, si je ne le fais pas, le motif global n’aura aucun sens.Pour la première fois depuis un moment, j’avais bien envie d’appeler ma prof à l’aide, mais elle n’était pas là, et pas joignable.Donc. Sueurs froides. Et finalement, j’ai continué. Et ce qui m’a pris 3 minutes pour les autres motifs m’en a demandé 15. Et je n’ai pas pu faire autrement que d’abîmer le parchemin.

Même s’il y a pire dans la vie que de faire un trou dans un parchemin, j’ai cru que j’allais pleurer. Parce qu’il s’agit de mon projet de fin d’année. Mon bébé. Mais surtout, ce qui sera observé et jugé par un jury de professionnels et qui me servira à obtenir mon diplôme.Alors si la première chose que je leur présente est un trou, comment je m’en sors, moi ??

J’ai donc laissé le tout de côté pendant au moins trois jours, histoire de me dire que peut-être, si je ne la voyais pas pendant un temps, je trouverai la partie abîmée pas si mal.Ca a presque fonctionné. Mais j’ai quand même dû changer les couleurs que j’avais prévues à cet endroit pour camoufler le tout (et pas le trou) le plus proprement possible.

Et maintenant ?Je ne sais pas si quelqu’un avec un œil extérieur ou professionnel pourrait voir l’endroit abîmé. Mais moi, je le vois.Heureusement, j’ai réussi à rattraper le désastre. Et je sais aussi que si j’ai d’autres corrections à faire à l’avenir, je prendrai beaucoup plus de précautions car le parchemin est une matière IM-PRE-VI-SIBLE !

Enfin ! Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts : j’ai avancé dans la pose des couleurs, j’ai attaqué les détails, et j’ai d’ailleurs quasiment terminé ma page. Et jusque-là, tout se déroule à merveille.
Jusqu’à la prochaine péripétie !

Sur une note un peu plus sérieuse, beaucoup imaginent que la réalisation d’un tel projet nécessite du temps et des moyens, mais très peu sont conscients de l’énergie et de l’argent que ça demande vraiment. Parler du prix du parchemin m’a fait penser à la cagnotte leetchi que j’ai mise en place il y a quelques mois, car, faute de revenus autres que ceux qui me permettent d’avoir un toit et de manger, je n’ai pas les moyens d’acheter mes fournitures. Je voudrais donc remercier les participants qui m’ont permis, justement, de pouvoir me fournir en parchemin ainsi qu’en or et en pigments. Autant dire que sans eux, je n’en serai pas là aujourd’hui.Et pour ceux qui passeraient par là et qui voudraient contribuer à cette aventure, ils peuvent toujours le faire. Que ce soit 1€, 5€ ou 10€, ça me permettra au moins de renouveler mon stock de pinceaux ! Et j’en ai besoin !

Quoi qu’il en soit, un grand merci à tous pour votre soutien !

A très bientôt pour de nouvelles aventures, et surtout, prenez soin de vous !

Confinement : semaine 2 – Comment tenir le coup

Deux semaines de confinement, et voilà ce qui en ressort : chacun essaye de trouver ses trucs et astuces pour tenir bon. Cuisine, sport, méditation, travail…

Comment gérer le stress et la peur ? Comment trouver un équilibre sachant qu’on ne peut pas quitter son chez soi ? Qu’est-ce qui fonctionne vraiment ?

Je disais au début de ce confinement que j’avais du mal à m’organiser et à trouver la motivation pour accomplir le travail à faire. C’est toujours vrai, même si j’ai commencé à mettre en place une routine qui me permet d’avancer sans trop me forcer. J’ai la chance de toujours être en bonne santé et de ne manquer de rien, mais vu le stress que je ressens (crise d’angoisse du soir, bonsoir !), ça n’est pas du luxe, car j’ai envie de tout sauf de me forcer. Voilà comment je me débrouille :

J’essaye de regarder les nouvelles le moins possible.

Être bombardée sans cesse par le nombre de nouveaux cas, le nombre de morts, la façon de démêler les vraies news des fake news est pour moi très anxiogène. Etant de nature plutôt empathique et assez sensible, et malgré toute la lumière et la sérénité dont je m’entoure, toute cette détresse commence à m’atteindre, et je commence à avoir peur. Mon imagination débordante est d’ailleurs suffisante à elle seule pour créer des monstres et des situations désastreuses, je n’ai donc pas besoin de rajouter de l’eau au moulin.
Est-ce que ça fonctionne ? On va dire que ça aide.
Et si quelque chose d’important arrive ? Je le saurai d’une manière ou d’une autre. Par exemple, le chéri, lui, continue à regarder les infos, donc il est bien placé pour me mettre au courant.

Je me change les idées.

Étant donné que je ne peux rien faire de plus pour contrôler le virus que d’appliquer les consignes d’hygiène et de sécurité (et que ça ne suffit pas à me rassurer), quoi de mieux que de se changer les idées ? Et vu qu’on est confinés, ça passe par les séries (Outlander, The Last Kingdom, Friends), le bricolage (j’ai fait des housses de coussin !), la lecture (Homebody de Joanna Gaines, histoire de rêver à la maison idéale), la cuisine (scones, pancakes, salades en tous genres) et le jardinage (on m’a donné un kit de pousse pour 7 plantes aromatiques, et je m’en suis donné à cœur joie !).
En général, je fais ces choses-là le matin, quand je ne me lève pas trop tard (à cause des insomnies dues aux crises d’angoisse).
Est-ce que ça fonctionne ? Plutôt bien. Mais j’ai remarqué que c’est facile d’en abuser. Surtout des scones. Et bizarrement, le sport n’apparait pas sur la liste… Et j’ajouterai que ça fait du bien de découvrir de nouvelles choses ou de terminer ce que j’avais déjà commencé.
Et si ça empiète sur mon temps de travail ? Eh bien, je m’adapte. Soit je travaille plus longtemps, soit je travaillerai un peu plus un autre jour.

J’essaye d’équilibrer mon quotidien du mieux que je peux.

Mon côté anxieux voudrait que je ne sorte pas du lit et que je dorme jusqu’à ce que la crise soit terminée. Mais la réalité veut que je ne vive pas seule, et que j’ai du travail à faire. Donc, je fais des compromis avec mon nouveau mode de vie. Je me lève moins tôt que d’habitude et surtout, je prends mon temps.

  • Je prends le temps de me réveiller le matin en remerciant le ciel d’être en sécurité et en bonne santé.
  • Je prends le temps de discuter avec le chéri, de l’écouter, de passer de bons moments avec lui et de lui dire que je l’aime.
  • Je prends le temps de donner et demander des nouvelles à ma famille.
  • Je prends le temps de manger ce qui me fait plaisir à tous les repas. Sans abuser, évidemment. Mais si un matin, j’ai envie de pain/beurre au lieu de mon bol de céréales, ou même, en plus de mon bol habituel, je ne culpabilise pas.
  • Je prends le temps d’arroser les plantes et de leur parler. Oui oui, de leur parler, pour leur dire qu’elles sont belles, qu’elles grandissent bien et qu’il faut qu’elles continuent. Ca parait bête, mais ça me détend.
  • Je prends le temps de travailler, sans me pousser. Je détermine ce que j’ai à faire sous forme de petites étapes qui peuvent être accomplies dans l’après-midi, comme ça, je ne me mets pas la pression. Je prends des pauses dès que j’en ressens le besoin. Alors, je ne travailles plus que 4 heures par jour, mais au moins, je travaille.

Est-ce que ça fonctionne ? Plutôt bien. Mes journées sont tranquilles, mais je fais ce qui doit l’être dans la mesure du possible.
Et si mon travail prend trop de retard ? Eh bien, il faut relativiser. Même si mon diplôme me tient vraiment à cœur, il y a à mes yeux d’autres choses plus importantes. Et c’est peut-être le cadeau que me fait ce confinement et toute cette situation : la possibilité de faire le tri dans mes priorités et de redécouvrir ce qui compte vraiment.
Et vous, quelle est votre organisation ? Qu’est-ce qui fonctionne, ou pas ?
Surtout, prenez soin de vous.

Confinement : semaine 1

Voilà une semaine que nous sommes en confinement, et ça demande quelques ajustements…

De façon générale, les choses se passent bien : Amaury et moi sommes en bonne santé, nous avons la chance d’avoir emménagé dans un appartement de bonne taille et nous ne manquons de rien. Mais ce nouveau mode de vie nécessite une certaine capacité d’adaptation…

Concernant Amaury, les choses n’ont pas l’air trop difficiles. Bien qu’il soit, comme nous tous, un peu stressé par la situation, il n’a aucun mal à se changer les idées avec un livre ou une bonne série.

Pour ma part, comme je le disais la semaine dernière, ce n’est pas parce que je ne suis plus dans mon centre de formation que je n’ai plus de travail à faire, bien au contraire. Néanmoins, l’avancement du projet de fin d’année a été quelque peu ralentie par le reste des activités que j’avais à faire à la maison.

En effet, le fait de rester cloîtrée chez moi m’a rappelé toutes ces petites choses que j’avais prévues et que j’ai laissées de côté faute de temps : faire un gros ménage dans la salle de bain, terminer de ranger le bureau (qui n’avait presque pas bougé depuis l’emménagement), bien installer mon espace de travail, semer les graines d’aromates pour la saison, rempoter certaines de mes plantes qui sont à l’étroit… Et surtout, passer le plus de temps possible avec le chéri, ce qui veut dire cuisiner, regarder la télé pour rattraper notre retard sur la série Outlander (dont on vient de terminer la quatrième saison), etc.

Ce qui ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour travailler. Ou plus honnêtement, ce qui ne m’a pas vraiment donné envie de travailler.

Mais je m’y suis quand même mise, histoire de ne pas prendre trop de retard, et le travail de la semaine a été plutôt fastidieux : j’ai dû reprendre des détails, comme enlever de la feuille d’or à des endroits où il n’y aurait pas dû en avoir. Et outre l’impression de passer des heures à ne rien faire, ça m’a causé quelques maux de têtes et quelques frayeurs avec le parchemin que je n’ai pas encore fini de régler, et qui, je l’espère, ne gâcheront pas tout mon travail. Je vous tiendrai au courant.

Mais le plus difficile, au delà du manque de concentration ou des difficultés rencontrées, ce sont les maux de tête, justement. Car devoir travailler avec des lunettes qui ne sont plus à ma vue, ça n’est pas simple.

Eh oui ! J’avais presque oublié cet épisode ! Lundi 16, juste avant qu’on ne proclame le confinement total, j’avais rendez-vous chez l’ophtalmo ! Je m’y étais prise en novembre pour trouver cette date, et j’étais tellement heureuse à l’idée d’y voir enfin plus clair ! Et de changer de paire de lunettes — car j’ai choisi celles que je porte actuellement quand j’étais au lycée…–

Alors je vous passerai l’épisode durant lequel je me suis sentie comme une pestiférée à cause des mesures d’hygiène nécessaires. Toujours est-il qu’après 15 ans sans voir un spécialiste, 2 ans à bosser 7h par jour sur un ordi, et 1 an et demi à faire de l’enluminure, on m’a annoncé que mes yeux en avaient pris un coup. Quand j’ai dit à l’ophtalmo que j’avais les yeux fatigués et des maux de têtes récurents, il m’a presque répondu « Tu m’étonnes ! »

Enfin. Une fois le rendez-vous passé, je me suis dit « Chouette, les opticiens sont toujours ouverts, je vais quand même pouvoir avoir mes nouvelles lunettes ! ». Mais… non. On m’a gentiment dit que les magasins ne restaient ouverts que pour remettre les commandes déjà passées, mais rien de plus. Ce que je comprend, car pour avoir de nouvelles lunettes, il aurait fallu que je choisisse une nouvelle monture. Et donc que je tripote tout plein de choses dans le magasin, ce qui est juste impensable par les temps qui courent.Je suis donc rentrée chez moi, en espérant ne pas finir aveugle d’ici le mois de juin…Voilà…Bon. Il y a pire !

Mais ça n’aide pas.

Tout ça pour dire que pour le moment, tout va bien. Amaury à l’air de ne pas s’ennuyer, je fais mon possible pour travailler, on ne s’est pas encore entre-tués… donc je suppose que les choses se passent bien !

Blague à part, je sais que j’ai énormément de chance. C’est pourquoi je fais tout mon possible pour respecter les consignes d’hygiène et de sécurité en pensant énormément à tous ceux qui travaillent pour faire en sorte que nous puissions traverser cette épreuve le mieux possible. C’est bien de penser à soi, mais c’est important de penser aux autres.

Et vous, comment faites-vous pour vous organiser ?
Prenez soin de vous !

Coup du sort ou bénédiction déguisée ?

Alors que le temps continue inexorablement sa course et que les échéances arrivent à grands pas, la crise actuelle et les mesures de confinement — bien que nécessaires — nous mettent des bâtons dans les roues.

Car au delà des interrogations liées à la santé de chacun, les questions fusent alors concernant nos projets de fin d’année : est-ce que nous pourrons avancer suffisamment et efficacement ? Les instructeurs seront-ils disponibles ? De quelle façon ?

En gros, comment gérer la crise actuelle et le confinement alors que le travail que l’on doit fournir demande un suivi rigoureux ?

Pour certains, évidemment, la contrainte est énorme.
Je pense notamment à mes collègues qui ont besoin de l’œil et des conseils avisés des instructeurs pour avancer dans leur travail en cours, ou à ceux qui commencent à peine et n’ont pas eu le temps de faire le point avant la fermeture de l’école.

Pour ma part, c’est un peu différent. En effet, une fois la question des couleurs réglée, mon instructrice m’a dit « Vous commencez le propre mardi ! », comme si elle m’avait parlé de la pluie et du beau temps !

J’ai donc commencé à peindre plus tôt que prévu ! Et même si certains détails ne sont pas encore arrêtés, j’ai la chance d’avoir de quoi m’occuper pour au moins les trois semaines à venir. Maintenant relancée dans ma routine de travail, j’ai donc un peu grincé des dents quand les nouvelles concernant la fermeture des établissements sont tombées.

Néanmoins, en considérant l’ampleur de la crise, je me suis dis que dans le malheur général, j’avais quand même pas mal de chance. Car, non seulement, je suis en bonne santé. Mais surtout, combien de fois j’ai pensé : « Ah, je serais tellement mieux chez moi à gérer mon temps comme j’en ai envie ! ». Et voilà qu’on me dit « Mais allez-y ! ». Que demander de plus ?

Alors, évidemment, j’ai aussi besoin des conseils de mes enseignants, car je suis loin d’avoir la science infuse. Mais en relativisant un peu, tout n’est qu’une question d’adaptation et d’organisation.

Le travail à faire, je l’ai. Les gestes techniques, je les connais. Si j’ai besoin d’un conseil ? Je peux envoyer un e-mail avec une photo et des questions. Si j’ai besoin de faire le point ? On peut faire une conférence téléphonique. Ce qui veut dire que le seul véritable obstacle que je rencontrerai sera moi-même : est-ce que je serai capable de gérer mon temps et mon travail de façon efficace ? Seul l’avenir nous le dira.

Et vous, quelles sont les plus grosses contraintes en ces temps troublés ?
Quoi qu’il en soit, prenez soin de vous !