Les Cinq Terres d’Irrhyon – Petit guide de Manipulation : Introduction

Alors que j’ai enfin finalisé la reliure de mon manuscrit, il était temps que je vous partage le reste de son contenu !

Vous pouvez dores et déjà en retrouver les images sur instagram et Facebook , mais je détaillerai ici ma démarche artistique ainsi que mes manuscrits de référence.


Frontispice, Introduction et page de titre



Frontispice

Le frontispice est l’illustration placée à la première page d’un ouvrage. Dans le cas de mon manuscrit, il s’agit également d’une illustration résumant son contenu.

Mon manuscrit est composé de cinq grandes parties traitant chacune des cinq grands groupes de Manipulateurs qui existent sur le continent d’Irrhyon. Ces derniers sont organisés en un Ordre (une école) où ils apprennent à maîtriser leurs pouvoirs.

Pour construire mon frontispice, je voulais donc un motif qui puisse représenter les différentes Branches de l’Ordre. Le but était de signifier leur indépendance les unes des autres, mais aussi le lien qu’elles entretiennent.

En parcourant les manuscrits carolingiens, j’ai trouvé un motif dans les Evangiles de Hurault, 825 – 850, BnF, latin 265, f115r.

L’idée générale du motif contenu dans cette lettrine me plaisait : il a quatre parties, similaires par la forme, mais distinctes les unes des autres par les couleurs avec lesquelles elles sont peintes. Elles sont en plus liées les unes aux autres grâce aux nœuds d’entrelacs.

Cependant, le côté arrondi du motif ne me plaisait pas. J’aurais aussi aimé reprendre des éléments distinctifs de chacune des cinq parties de mon manuscrit, autres que de simples couleurs.

Je me suis donc inspirée d’un motif trouvé dans un manuscrit du XII ème siècle, le Liber Floridus – Lambert de Saint Omer, 1121, Gant, BU, ms 92, f20.

Ici, la rosace fait facilement penser à un nœud d’entrelac, et je trouvais intéressant que ses branches soient des filactaires.

J’ai donc fait un mélange de ces deux idées pour créer mon frontispice.

Dans un premier temps, j’ai repris l’idée des branches de la rosace en filactaires pour représenter les Branches de l’Ordre.

On peut voir qu’il n’y en a que quatre et non cinq, comme on aurait pu s’y attendre. Cela est dû au fait que l’un des peuple des Cinq Terres n’est pas admis au sein de l’Ordre. Il est donc représenté par une branche à part, en bas de page.

Pour donner un aspect plus carolingien à ce motif, j’y ai ajouté un encadrement. Celui-ci m’a permis de reprendre les motifs végétaux de chacune des Terres d’Irrhyon présentes au sein de l’Ordre.

Chaque branche du motif comporte le nom de chaque Branche se trouvant au sein de l’Ordre, ainsi qu’une prière, qui fait office de devise.

Au bout de chacune des branches, on trouve un symbole. Il représente les Capacités des Manipulateurs (les éléments qu’ils Manipulent). On retrouve ces derniers au long du manuscrit sous la forme des encadrements de chacune des parties.

Le symbole au centre de la rosace, lui, représente les Serments que prêtent les Manipulateurs quand ils entrent à l’Ordre. Ils en portent la marque sur le front, sous forme d’un tatouage.

L’air est symbolisé par un carré aux bandeaux pleins argentés.

La matière organique est représentée par un carré dont les bandeaux vides ont des baguettes d’or.

Le feu est symbolisé par un losange dont les bandeaux vides ont des baguettes d’or et en haut et en bas duquel se trouvent des médaillons.

L’esprit est représenté par un cercle d’or et de couleurs.

L’eau est symbolisée par un carré et un losange entrelacés aux couleurs de l’eau et de l’humilité (voir partie mozarabe pour les significations des couleurs)

Introduction

Étant donné que le principe de Manipulation et le manuscrit sont décomposés de façon géographique, il paraissait important qu’une carte soit présente afin que le lecteur soit en mesure de se repérer visuellement. La carte originale a été créée à l’époque où les romans ont été écrits.

Pour des soucis stylistiques, elle a donc été adaptée dans un style plus moyenâgeux. Pour l’adapter, je me suis inspirée de celle que l’on peut trouver dans le manuscrit Beatus a Liebana, Commentarius in Apocalypsin, XIème-XIIIème, BnF latin 8878, f45v bis, 45r ter.

L’encadrement est quant à lui inspiré du manuscrit Evangelia Quattuor, dit de Saint Médard de Soissons, BnF, latin 8850. J’ai ainsi repris le concept des baguettes dorées et argentées dans les bandeaux des cadres, mais j’ai tenu à ce qu’il reste le plus sobre possible. C’est la raison pour laquelle je n’y ai mis qu’une couleur pourprée que l’on retrouve également dans la lettrine de la page titre.

Elle est placée de façon à ce qu’on puisse s’y référer tout au long de la lecture du manuscrit.

Page titre chapitre 1 : Les Terres Tankenes

Page de Titre

J’ai conçu la page titre en m’inspirant d’abord du Psautier de Dagulf, (Psalterium : Sog. Dagulf-Psalter, Österreichische Nationalbibliothek), f25.

Cependant, bien que les détails des lettres me plaisent, je trouvais la composition trop massive comparée aux autres pages de titre, que je voulais assez sobres. Je me suis donc redirigée vers les Evangiles de Noailles ou de Charles le Chauve, BnF, latin 323.


Voilà pour cette présentation du frontispice, de l’introduction et de la page de titre de mon manuscrit. Si la démarche créative vous a plu, sachez que je ferai de même avec les cinq autres parties. Je parlerai notamment des influences que j’ai choisies pour créer chacun des peuples des Cinq Terres.

Si l’article vous a plu, ou déplu, si vous avez des questions ou des réflexions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ! N’hésitez pas non plus à partager !

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Stage de reliure

Cela faisait des jours, des semaine, que dis-je, des mois que j’attendais ce moment, et il est enfin arrivé ! Oui ! J’ai ENFIN relié mon manuscrit !!

Sans trop détailler les étapes, je partagerai surtout des photos du processus.



Les stage tant attendu s’est déroulé sur trois jours, sous la surveillance de Claire Gonzales, de l’Atelier de C. à Z. Elle nous a guidé moi et une de mes collègue durant de travail minutieux et nous a permis de finaliser notre ouvrage.

Voilà donc quelques photos.

Et voilà le bébé dans toute sa splendeur !!


Enfin ! Mon travail sur ce manuscrit est terminé ! Il presque deux ans se seront écoulés depuis mes premiers croquis jusqu’à l’étape finale de la reliur, mais c’est enfin terminé ! Je peux enfin me concentrer sur l’avenir, et ça tombe bien, car les choses commencent à bouger. J’en dirai plus bientôt, mais d’ici-là, je terminerai de poster les articles sur mon manuscrit et ma démarche créative .

Si l’article vous a plu, ou déplu, si vous avez des questions ou des réflexions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ! N’hésitez pas non plus à partager !

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Les Cinq Terres d’Irrhyon – Petit guide de Manipulation : présentation du projet

Alors que je partage les images de mon manuscrit sur instagram et Facebook depuis quelques jours, j’avais envie de vous donner plus de détails sur la façon dont je l’ai créé.

Voilà donc le premier article d’une série plus ou moins longue durant laquelle je vous détaillerai mes idées, mes influences et les étapes de mon travail. En espérant que ça vous plaise !


Généralités



Le choix du thème

J’ai choisi de baser mon manuscrit sur ma série de livre Les Avatars. Il est construit comme un guide écrit par l’un des personnages et voulant faire découvrir la Manipulation à un étranger. Plus concrètement, c’est un moyen d’introduire le principe de la Manipulation à des personnes qui n’auraient pas lu les livres ou qui n’arriveraient pas à s’y retrouver.

Résumé

Dans le monde que j’ai créé, il existe deux continents : Irrhyon et Ogarrhyon. Sur ces terres vivent des personnes qui maîtrisent la matière et les éléments : les Manipulateurs.

J’ai choisi de traiter uniquement du continent d’Irrhyon, car c’est là que se déroule l’intrigue des premiers livres. Le contient d’Irrhyon est divisé en cinq territoires appelés les Cinq Terres, et chacune possède son lot de Manipulateurs.

Organisation

Le manuscrit est organisé de la façon suivante : on trouve d’abord un frontispice (une image qui résume le contenu du manuscrit). Puis il y a une introduction à laquelle j’ai attaché une carte. Dans l’introduction, j’explique le principe de la Manipulation et la façon dont sont organisés les Manipulateurs entre eux.

Puis, chaque chapitre est dédié à un groupe de Manipulateurs en fonction de son origine, un pour chacune des Terres. J’y détaille la géographie de l’endroit, les dieux auxquels les Manipulateurs croient, et l’influence que ça a sur leurs pouvoirs.

Étant donné que la Manipulation est un don des dieux, j’ai choisi de mettre les divinités de Cinq Terres à l’honneur. Les pleines pages sont donc toutes construites sur le modèle de l’époque carolingienne, qui est ma période principale : les portraits d’évangéliste, d’Empereurs ou le Christ en Majesté. J’ai choisi ce type d’iconographie car c’est de cette manière dont on représentait les personnages en lien avec le divin ou ayant une importance notable à cette époque.

Mes influences et leurs spécificités

J’ai choisi de traiter différentes influences comprises dans la période allant du IX ème au XI ème siècle, mais ayant toutes un rapport plus ou moins proche avec l’enluminure carolingienne. Cela me permet de bien mettre en valeur les différences culturelles et géographiques entre les Cinq Terres.

J’ai fait le choix de la période carolingienne car je suis tombée amoureuse de sa simplicité (ex : les encadrements robustes) autant que de sa complexité (ex : ses motifs).

Les influences que j’ai utilisées sont les suivantes : anglo-saxonne, ottonienne, mozarabe, carolingienne et byzantine.

Le style anglo-saxon

Le style anglo-saxon choisi est celui situé entre le Xème et le XIème siècle, dit de Winchester. Ses caractéristiques sont le foisonnement des motifs végétaux débordant souvent des encadrement (feuilles d’acanthe très souples et rondes) et l’utilisation de couleurs vives et claires.

Je l’ai choisi pour représenter les Terres Tankenes.

Le style ottonien

Le style ottonien choisi est celui situé vers la fin du Xème siècle et le début du XIème à Reichenau. Ses caractéristiques sont des lignes très géométriques, l’utilisation intensive d’or ainsi que d’une palette de couleurs vives et claires contrastant avec le pourpre.

Je lai choisi pour représenter les Terres Laukares.

Le style mozarabe

Le style mozarabe choisi est celui situé du Xème au XIIème siècle en Espagne, inspiré des Beatus. Ses caractéristiques sont la rareté de l’or, des dessins aux traits « naïfs » et des aplats de couleurs vives, sans ombres ni lumières avec une prédominance pour le rouge le jaune et le bleu.

Je lai choisi pour représenter les Terres Suebenes.

Le style carolingien

Le style carolingien choisi est celui situé dans la deuxième moitié du IXème siècle, dit de l’école de Charles le Chauve pour les encadrements, et celui du groupe d’Ada pour les personnages. Les caractéristiques de l’école de Charles le Chauve sont la profusion d’or et de pourpre, des dessins et des couleurs travaillés avec beaucoup de détails, et une prédominance de vert, de bleu et de rouge.
Je l’ai choisi pour représenter les Terres Varrodenes.

Le style byzantin

Le style byzantin choisi est celui situé entre le IXème et le XIIème siècle se rapprochant de la miniature. Ses caractéristiques sont l’utilisation de l’or pour les fonds, des dessins aux traits réalistes mais aux silhouettes allongées, et des couleurs très travaillées en avec des jeux de transparences, d’ombres et de lumières.

Je l’ai choisi pour représenter les Terres Khidalii.

Médiums utilisés

Parchemin : j’ai travaillé sur du parchemin de chèvre second choix. Mon format folio (1 page) est de 24.5×32 cm. Mon format de justification (là où se trouve le texte et l’image) et de 15×20.7 cm.
Calligraphie : j’ai utilisé une encre brune, car les manuscrits de référence dont je me suis inspirée sont calligraphiés en brun. J’ai aussi choisi de calligraphier à la plume métallique et non à la plume d’oiseau pour une raison de confort.
Palette de couleurs : j’ai utilisé des nuances présentes dans la période que j’ai sélectionné. J’ai préféré des pigments de substitution à certains pigments naturels ou historiques dans un souci de budget et de confort d’utilisation.
Pose de métaux : j’ai utilisé de la feuille d’or 22 carats adhésive et libre ainsi que du palladium et de l’or américain. J’ai choisi de poser mes métaux sur de la gomme ammoniaque, car sa pose se fait en finesse et permet l’apparition des pores de la peau du parchemin en transparence.


Avantages et inconvénients du projet

L’avantage d’avoir choisi cette période est que j’ai pu toucher à beaucoup d’influences différentes. En effet, à partir du XI-XIIème siècle, l’enluminure a tendance à se standardiser sur tout le continent, alors qu’avant, on voit encore que chacun a son style propre.
Ça m’a permis de donner un caractère et une image à chacune des Cinq Terres.

L’inconvénient, c’est que plutôt que de me concentrer sur une ou deux périodes, j’ai dû jongler avec 5 influences aussi différentes entre elles que le jour et la nuit.
Enfin, pas si différentes, car le but était justement d’avoir des influences distinctes par leur caractère et leur origines, mais semblables par leur composition. On va donc dire que la base était la même, mais que l’exécution était différente à chaque fois.

Et c’est là que résidait le vrai challenge : rechercher les caractéristiques de chaque influence, les cerner pour pouvoir les reproduire et devoir me réadapter à chaque page.

Dans l’ensemble, je pense avoir réussi mon pari. Vous me direz ce que vous en pensez !


Voilà pour cette présentation rapide des généralités de la conception de mon manuscrit. Pour la suite, je vous présenterai chacune des Cinq Terres et la façon dont je les ai associées aux différentes influences d’enluminures que j’ai choisi.

Si l’article vous a plu, ou déplu, si vous avez des questions ou des réflexions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ! N’hésitez pas non plus à partager !

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Étapes de création : du thème à la peinture – Première partie


Le thème


Tandis que la semaine dernière, je vous exposais les différentes étapes de la création d’une enluminure, me revoilà pour vous parler de la première étape : le thème.

Pour cela, j’ai décidé d’illustrer mes propos avec le création romane que j’ai eue à faire durant ma première année d’étude.

Pierre Lombard-Sur le Psautier-BNF Latin 11565 f31v – détail

Si vous faites une création, vous choisirez le thème vous-même. Mais si vous répondez à une commande, le thème vous sera imposé par le commanditaire.

Pour cette première création, le thème nous a été imposé par nos enseignants. Eh oui, il ne faut pas rêver, non plus ! Nous n’étions pas vraiment prêts pour nous lancer dans le grand bain, surtout que c’était notre premier devoir commun de dessin et de calligraphie ! Voilà donc de quoi nous devions traiter :

Titivillus.


Mais qu’est-ce donc, ou plutôt, qui est donc ce Titivillus ?

C’est une petit démon qui hante les monastère et se réjouit en volant des lettres, des syllabes, et parfois, des mots aux moines copistes, les poussant à faire des fautes.


Les consignes étaient les suivantes :

Calligraphier le texte que les professeurs nous avaient donné – sans faire de fautes – et l’illustrer, le tout en respectant les codes du style roman.


Le texte

Jacques de Vitry (1160/1170 – 1240)

Sermones Vulgares

Audivit quod quidam sanctus homo, dum esset in choro, vidit diabolum quasi pleno sacco valde oneratum. Dum autem adjuraret dyabolum ut diceret ei quid portaret, ait : « Hec sunt sillabe et dictiones syncopate et versus psalmodie que isti clerici in hiis matutinis furati sunt Deo. Hec utique ad corum accusationem diligenter reservo ». Excubate igitur diligenter in mysterio altaris, ne super populorum oriatur indignatio.

Traduction

Sermons populaires

J’ai entendu dire qu’un saint homme, pendant qu’il était dans le choeur, vit un diable pour ainsi dire lourdement chargé d’un sac plein. Or, alors qu’il adjurait le diable de lui dire ce qu’il portait, il répondit : « Ce sont les syllabes, les paroles syncopées et les versets de psalmodie que ces maudits clercs ont dérobés à Dieu pendant ces matines. En tout cas, je les réserve scrupuleusement pour leur accusation. » Soyez donc scrupuleusement vigilants quand il s’agit du mystère de l’autel, pour que l’indignation ne se lève pas sur le peuple.


Dans un autre article, je détaille les différentes étapes qui ont conduit à la finalisation de la calligraphie, mais voilà ce à quoi le résultat final ressemble.

Calligraphie sur le thème de Titivillus de style gothique primitive.

Avec un thème et des consignes précises concernant l’époque, et donc le style à utiliser, les idées devraient commencer à germer.

La semaine prochaine, je partagerai la suite du processus de création de façon concrète avec mes croquis, alors, restez attentifs !

Merci beaucoup et à bientôt !


Si cet article vous a plu ou déplu, si vous avez des question ou des réflexions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ! N’hésitez pas non plus à partager !

Étapes de calligraphie


La gothique primitive


Faire de la calligraphie quand on fait de l’enluminure est un plus.

Mais qu’on soit calligraphe aguerri ou débutant, la maîtrise du geste, surtout quand on découvre un style d’écriture, passe presque toujours par une routine.

BnF, latin 16745, f108r

À l’ISEEM, nous avons eu la chance d’être formés par Christelle Sordel à différents types de calligraphie, une par époque. Personnellement, je n’avais jamais fait de calligraphie avant de m’inscrire, donc j’étais en pleine découverte.

Mais comment fait-on pour maîtriser un style d’écriture quand on n’y connaît rien ?


Ça passe d’abord par l’observation, mais surtout par la répétition. Eh oui, il n’y a pas de secret. Dans un premier temps, il faut observer l’écriture qu’on cherche à reproduire : comment sont formées les lettres ? Comment s’agencent-elles entre elles ?

Puis il faut se lancer. D’abord avec un gros module de plume, pour bien apprendre à maîtriser le geste, mais aussi pour voir ce que l’on fait !


Voilà à quoi ressemblaient mes premières lignes.

Alphabet – Gothique primitive – Plume de 2,5 mm

Puis une fois qu’on maîtrise le geste et la forme des lettres, on réduit progressivement le module de plume.

Voilà la deuxième étape de mon apprentissage de la gothique primitive.

Texte en écriture gothique primitive – Plume de 1,5 mm

Quand on maîtrise parfaitement le geste, on passe au module de plume qu’on souhaite utiliser.

Voilà la troisième étape de mon apprentissage

Texte en écriture gothique primitive – Plume de 1 mm

Une fois qu’on maîtrise le style dans le module de plume voulu, il faut passer à la mise en page. S’il s’agit d’une copie, le manuscrit original vous fournit un guide. Mais dans le cadre d’une création, on ne sait jamais quelle place va prendre le texte.

Là aussi, ça passe par la répétition pour faire tenir les mots dans un espace donné et avoir un résultat harmonieux.

Semi-propre 1
Semi-propre 2
Propre

Pour comparer les 3 exemples :

Entre l’exemple 1 et le 2, la découpe du texte est sensiblement la même, mais la taille des capitale diffère. Cela entraine une répartition différente du texte.

Puis entre l’exemple 2 et 3, on voit que la taille des capitales est la même, mais la découpe différente.

On a donc 3 « versions » d’un même texte. C’est pourquoi le travail de la mise en page est si important : on ne sait jamais comment répartir le texte du premier coup !


Voilà pour les différentes étapes à suivre pour maîtriser une calligraphie !

Si cet article vous a plu ou déplu, si vous avez des question ou des réflexions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ! N’hésitez pas non plus à partager !

Merci beaucoup et à très bientôt !