La fin des Avatars

Voilà maintenant cinq mois que je suis diplômée et je commence seulement à trouver un semblant de stabilité dans ma vie. Ce que signifie cette stabilité : renouer avec mes anciens amours… et mettre fin à mes Avatars.



Avoir du temps. Voilà qui ne m’était pas arrivé depuis des mois ! Je dirais même, depuis presque deux ans et demi. Cette parenthèse consacrée à l’apprentissage de l’enluminure était volontaire, nécessaire, et enrichissante. Cependant, elle m’a coûté ce que j’aime le plus : avoir le temps.

Mais surtout, avoir le temps d’écrire.

C’est pourquoi, maintenant que je suis libérée des contraintes liées au diplôme et que je commence à appréhender l’avenir, j’en profite pour renouer avec mes anciens amours : la lecture et l’écriture.

Je me suis rendue compte que l’un n’allait pas sans l’autre, et à mesure que je dévorais la série Throne of Glass de Sarah J. Maas, mes doigts ont repris la route du clavier pour entamer la rédaction de mon tome 3.

Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

Alors que je commençais à établir mon plan d’attaque et à rédiger les premiers chapitres, je me suis rendue compte que j’avais manqué de développer en amont certains aspects de mon roman. Notamment, certains personnages ainsi que leurs points de vue, et que, malheureusement, ces manques créaient un chaos sans non. Enfin, peut-être pas à ce point, mais ça m’a quand même bien embêté.

J’ai donc fais le choix de relire les deux précédents volumes dans l’espoir de mettre en lumière les problèmes que j’y rencontrais. Et c’est ainsi que j’ai pris la décision de faire certaines modifications significatives.


Quels sont les modifications apportées aux romans déjà écrits ?


La forme

La rédaction de mon tome 3 m’a donc fait prendre conscience que j’avais rendu muets certains personnages qui méritaient pourtant qu’on les entendent et dont la voix apportait une dynamique nécessaire au récit. C’est pourquoi, si le fond de l’histoire ne change en rien, j’ai modifié certains passage en alternant les points de vues des personnages.

Ainsi, en plus de voir l’histoire à travers les yeux de l’héroïne, on la voit entre autres à travers ceux de Tarkin. Mais outre le fait d’entrer dans la tête de nouveaux personnages, ces changements m’ont surtout permis de développer des aspects du scénario qui étaient affaiblis par l’unicité du point de vue.


Le titre

Sachant depuis le départ que j’étais partie pour rédiger une série de plusieurs livres, j’avais le désir d’avoir un titre pour ladite série, ainsi que pour chaque tome.

J’en avais un, donc pourquoi le changer ?

Si les titres de chaque tome resteront les mêmes, celui de la série commençait à me poser sérieusement problème. Car bien que « Les Avatars » ait du sens pour mon histoire, c’est malheureusement une formule beaucoup trop utilisée et qui me sort maintenant par les yeux.

J’ai un moment hésité à la renommer comme mon manuscrit médiéval : Les Cinq Terres d’Irrhyon. Ça aurait pu fonctionner avec ce que j’avais déjà écrit, mais pas sachant où j’allais avec mon récit. J’ai donc repris le titre par lequel j’avais appelé mes tous premiers jets : Chroniques.

Oui, mais Chroniques de quoi ? me direz-vous. Il fallait alors que je trouve l’élément commun à tous les livres que j’avais écrits autant qu’à ceux qui me restait à rédiger. L’élément clé de l’histoire qui va au-delà des Cinq Terres d’Irrhyon, et au-delà des Manipulateurs. Et cet élément est la Pierre Chantée.


La couverture !

Oui, nouveau GROS changement.

En tant qu’auteur auto-éditée, je fais tout moi-même, et si j’ai le désir depuis un moment d’avoir une couverture digne de ce nom, je n’avais pas le budget ou les moyens de réaliser ce que j’avais à l’esprit.

Mais, s’il y a bien une chose que m’a apporté ma formation en enluminure à part la capacité à préparer une détrempe médiévale les yeux fermés, c’est la confiance en moi.

Alors non, je n’ai pas une confiance à toute épreuve et je pense que j’ai encore beaucoup de chemin à faire avant de considérer que je fais un travail assez propre. Mais j’ai néanmoins appris à mieux exprimer ce que j’avais dans la tête.

C’est pourquoi j’ai tenté de relooker la couverture de mes romans pour essayer de m’approcher au plus près de l’idée que j’avais depuis si longtemps. Voilà ce que ça donne dans une version quasi-définitive. Je proposerai bientôt plusieurs alternatives.

Avant
Après

Qu’en pensez-vous ?


En bref

Beaucoup de questionnement, beaucoup de réflexion, et de gros changements, mais j’espère que ça en vaut la peine. Je vous laisse juge !


Pour lire le début de l’Ordre, l’Ombre et les Serments

Chroniques de la Pierre Chantée – tome 1


Si vous avez aimé cet article, si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à liker et à partager !

Merci d’avoir lu, et à très bientôt pour la suite !

Extrait

Les Cinq Terres d’Irrhyon

Entre Choix et Destinée

Dans mon dernier article, j’évoquais entre autre le fait que j’étais en train de développer une série de nouvelles en trois parties. Elles prennent place dans l’univers des Avatars et concernent des personnages que l’on croise au fil de l’intrigue ou dont on entend parler.
On peut lire ces nouvelles indépendamment des livres, mais elles apportent un regard nouveau ou des détails sur l’intrigue, donc il est préférable d’avoir lu au moins le premier tome avant de les commencer.


Résumé

Chacun est le reflet de ses choix. Mais quand des forces obscures sont à l’œuvre, le choix en est-il toujours un ?
Entre choix et destinée, la vie d’un enfant va changer. Mais il n’est pas le seul. Ni le dernier.

Extrait

« C’était l’automne. L’après-midi touchait à sa fin et un petit garçon d’à peine cinq an guettait l’arrivée de son père et de ses frères. Il était inquiet car toute la journée, le ciel avait été bas et le vent violent. Pas le meilleur des temps pour partir en mer. Mais ceux qu’il attendait arrivèrent enfin : dès qu’il les entendit, il se mit en embuscade non loin de la porte pour les surprendre.
     Le premier à entrer fut son frère aîné charriant avec lui une odeur caractéristique d’eau de mer et de poisson. Il s’arrêta sur le pas de la porte et regarda autour de lui, mais sembla ne pas voir son cadet dissimulé derrière des capes de voyages.
     Amusé par sa farce, ce dernier ne put réprimer un éclat de rire avant de sauter à découvert, poussant un rugissement de bête féroce.
– Raaaah ! À l’attaque !
     Aussitôt, le plus grand se retourna et tomba au sol de façon grotesque :
– Oh ! Par Uelden ! Mais quelle est cette HORRIBLE créature ? Par pitié, qu’elle m’épargne !
– Tu auras affaire à moi, RAAAH !
     Et dans cette cohue, ses autres frères et son père arrivèrent.
– Qu’est-ce qui se passe ici ? gronda le patriarche. Écartez-vous qu’on puisse passer…
– Papa !
     Et aussitôt, le petit fut accroché aux jambes de l’aîné.
– Alors ? La pêche a été bonne ? Vous avez ramené plein de poissons ?
     Mais l’homme ne semblait pas d’humeur. Un peu déçu, le petit essaya de faire des grimaces pour lui remonter le moral, mais sa mère l’arrêta en le prenant pour le confier à ses frères.
– Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle, inquiète.
– C’est la ferme, de l’autre côté de la colline. Leur fils… Ils l’ont eu.
– Tu veux dire… Les Défenseurs de la Foi ?
     L’homme acquiesça d’un signe de tête et sa femme devint pâle comme la lune.
–Ça faisait quelques semaines qu’il montrait des signes, reprit son époux sans apercevoir le malaise. Trop de personnes en avaient été témoins. Ça n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne l’attrapent. Quel malheur…
– Qui c’est, les Défenseurs du foie ? demanda le jeune garçon, troublé. Des méchants ?
– Personne, mon chéri, coupa la mère.
     Peu convaincu, le petit prit alors une grande inspiration et ferma les yeux avant de reprendre :
– Tu sais, le vent me dit que…
– Arrête !
     D’un geste, sa mère plaça une main sur sa bouche, l’empêchant de terminer sa phrase, mais il était trop tard. Le silence s’était fait dans la maison et tous s’étaient tournés vers l’enfant et la mère tétanisée.
– Depuis quand ? demanda simplement le père.
– Une semaine, peut-être deux.
– Pourquoi tu n’as rien dit ?
– Je pensais que ce n’était qu’un jeu…
– Maman, qu’est-ce qui se passe ? s’enquit alors le fils aîné.
– Vous tous, allez dans votre chambre. Immédiatement. Et pas d’objections. Votre mère et moi avons besoin de parler. »


Voilà pour cet extrait !

On retrouve l’un de ces personnages dans mes livres. Est-ce que vous arrivez à deviner de qui il s’agit ? Pouvez-vous imaginer ce qui l’attend ? Si vous êtes curieux, vous pouvez d’ores et déjà lire la suite sur Wattpad !

Si cette nouvelle histoire vous intrigue, si vous pensez qu’elle pourrait plaire, ou si vous avez des remarques à me faire, n’hésitez pas à aimer, partager et commenter !

Merci beaucoup, et à très bientôt !

Le début d’une nouvelle vie

Cela fait maintenant quelques semaines que je suis diplômée, et me voilà au commencement d’une nouvelle aventure. Mais comment se passe la vie de diplômée ? Quels sont mes projets ?


Où est-ce que j’en suis ?

Photo by Jasmine Coro on Unsplash


Après le périple qu’a été mon examen, je suis enfin en mesure de reprendre ma vie en main. Et qui dit reprendre ma vie en main, dit de nouvelles résolutions, de nouveaux objectifs, de nouveaux projets. Quelle chance, ça tombe pile poil au moment de la nouvelle année !

D’ailleurs, bonne et heureuse nouvelle année ! On a bien besoin de tourner la page de 2020 !


Côté manuscrit

Comme je l’explique dans mon précédent article, mon manuscrit est basé sur ma série de livre Les Avatars. Il est construit comme un guide écrit par l’un des personnages et voulant faire découvrir la Manipulation à un étranger. Plus concrètement, il est un moyen d’introduire le principe de la Manipulation à des personnes qui n’auraient pas lu les livres ou qui n’arriveraient pas à s’y retrouver.

En créant ce manuscrit, j’ai voulu allier l’enluminure au monde que j’avais imaginé pour continuer à le développer. Malheureusement, l’exécution du manuscrit devant à tout prix rester secrète pour des raisons d’anonymat, je n’ai pas pu partager avec vous le résultat de ce travail combiné.
Mais maintenant que tout est fini, je peux enfin agir à ma guise.

J’ai commencé à partager des photos sur Instagram et Facebook, mais je vais d’ici peu mettre à jour la galerie de mon site avec quelques détails sur la conception.

Voici cependant un aperçu de ce qu’il s’y trouvera :


Côté vie professionnelle

J’ai le plaisir de vous annoncer que je suis en train de créer mon auto-entreprise !
C’est un pas de géant pour moi ! Cela fait si longtemps que j’y pense sans pouvoir le faire que j’ai un peu de mal à y croire, mais c’est bien vrai !

Entre autres choses, cette auto-entreprise me permet de faire des animations dans les écoles, les EHPAD, et bientôt, de pouvoir donner des cours d’enluminure sous forme de stages ou d’ateliers.
Vu la conjoncture actuelle, donner des cours peut sembler impossible, mais j’essaye d’allier tradition et modernité et de mettre internet de mon côté !

Restez donc connectés, car je lancerai bientôt des ateliers tests, et je serai ravie que vous puissiez m’aider à leur conception !


Côté écriture

Comme je l’explique plus haut, j’ai allié écriture et enluminure pour la réalisation de mon manuscrit. Cependant, la réalisation m’a pris tellement de temps que je n’ai pas pu me consacrer à autre chose qu’à ce Petit Guide de Manipulation depuis un an et demi.

C’est pourquoi je suis heureuse de retrouver un minimum de liberté pour enfin me concentrer sur la suite. Et quelle est cette suite ?

Je suis en train de développer une série de nouvelles en trois parties.

Elles prennent place dans l’univers des Avatars et concernent des personnages que l’on croise dans les livres ou dont on entend parler. On peut les lire indépendamment des livres, mais elles apportent un regard nouveau ou des détails sur l’intrigue, donc il est préférable d’avoir lu au moins le premier tome avant de les commencer.
Les idées sont là, j’ai déjà commencé la rédaction de la première nouvelle, et je la posterai dans les semaines qui viennent.

J’aimerais continuer la rédaction de Atura.

Eh oui, cette histoire que j’ai commencé un peu sans y croire me trotte toujours en tête. Elle est d’un style totalement différent des Avatars, donc elle me permet de m’évader et de changer d’air en cas d’overdose !
Si vous ne l’avez pas encore lue, vous pouvez le faire ici. Et si ça vous plait, ou si vous avez des suggestions ou des remarques, vous pouvez même laisser un commentaire !

Il est grand temps que je me mette à la rédaction de mon tome 3 !!!

Depuis le temps que le scénario dort au fond de mes tiroirs, il serait grand temps que je m’y mettes. Mais bon, vous connaissez la chanson, avec ce festival, toute cette pression… Euh, je veux dire, ce manuscrit !
Bref, j’avais un peu les mains liées et le temps me manquait pour faire tout ce dont j’avais envie. Mais si je m’organise bien, je devrais pouvoir me lancer. On y croit !!


En bref

Me voilà libre de ce projet titanesque que représentait mon manuscrit, mais il me reste beaucoup à faire ! En effet, cette liberté retrouvée me donne des ailes, mais je débute tout juste ma vie professionnelle et il va falloir que je fasse une liste de mes priorités si je veux pouvoir mener tous mes projets de front !

Enfin. Voilà pour les nouvelles.


à venir

  • Des mini-atelier tournant autour de l’enluminure
  • Des photos et des articles explicatifs sur mon manuscrit
  • Des extraits de mes nouvelles
  • Des nouvelles de l’avancement de mon tome 3

Pour lire le début du tome 1 des Avatars

Pour lire Atura


Si vous avez aimé cet article, si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, à liker et à partager !

Merci d’avoir lu, et à très bientôt pour la suite !

Les Avatars – L’Ordre, l’Ombre et les Serments

Prologue

Malgré l’apparente douceur du temps, le fond de l’air était frais et humide. L’automne était bien avancé et l’hiver promettait d’être, cette année encore, bien froid. Ce n’était pas le premier que Tarkin passait dans ces contrées si éloignées de sa terre natale, mais il pressentait que ce serait l’un des derniers.

S’ils avaient pu l’entendre penser, certains au village auraient cru qu’il souhaitait que Tarod le rappelle au royaume des morts. Vu son grand âge et la vie qu’il avait menée, cela aurait pu être légitime. Mais il n’en était rien. Ses pensées étaient plus que jamais tournées vers la vie. Il avait encore un bout de chemin à parcourir sur cette terre. Il le savait. Tout comme le fait qu’il était conscient, en son for intérieur, que quelque chose était sur le point de se produire, bien qu’il en ignorât encore la nature.

Depuis qu’il s’était installé dans le Royaume Vardak à l’est des Terres Varrodenes, il avait appris à ses dépens à se fier à son intuition. Il ne l’avait pas écoutée, quelques années auparavant, quand les Varrodens avaient été en guerre contre les Khidalii de Zheala, et il l’avait amèrement regretté. C’est pourquoi, maintenant que la situation semblait se répéter, il ne pouvait ignorer le tiraillement qui prenait ses entrailles à chaque fois qu’il pensait à son futur dans le village.

Il ne comptait plus les années qu’il avait vécues à Galtiekar parmi les guerriers des Marches du sud. À tel point qu’à l’échelle de la vie de n’importe quel homme qu’il y avait rencontré, il était maintenant un ancien. Il aurait même pu véritablement se considérer comme l’un d’entre eux, les us et coutumes vardaks n’ayant plus de secrets pour lui. Mais c’était sans compter sur ses différences indéniables qui le démarquaient d’eux aussi sûrement qu’une étoile étincelante au milieu d’un ciel d’encre.

Tarkin était originaire d’un petit village de Neverie en bordure du royaume d’Arod. Et bien qu’ayant passé la majeure partie de sa vie dans la ville de Therebia dans les Terres Laukares, il incarnait l’archétype du peuple venant de ses contrées natales. Il était d’une taille qu’il jugeait ni trop grande, ni trop petite. Et même si des années d’entraînement au maniement des armes avaient sensiblement renforcé sa musculature, rien de son allure chétive ne laissait paraître la force et l’agilité dont les siens faisaient preuve. Ses yeux oscillaient entre le vert et le noisette selon les caprices du temps et il avait la peau cuivrée, tout comme les reflets que le soleil avait pu donner à ses cheveux dans sa jeunesse.

Autant dire qu’il n’avait pas grand-chose en commun avec les Vardaks. Car bien qu’ils aient eux aussi la peau cuivrée, leur intelligence et leur habileté au combat se ressentaient dans chacun de leurs traits. Même s’ils n’étaient pas parmi les plus grands des peuples Varrodens, ils n’en restaient pas moins imposants. Leur maintien était fier, leurs yeux aussi noirs que leurs longs cheveux, et de prime abord, il semblait aussi difficile de déchiffrer leurs pensées que de faire tomber la neige en été.

Tarkin était encore en apprentissage au moment où son Maître l’avait envoyé dans ces contrées reculées. À l’époque, ne sachant pas ce qu’il devrait y trouver, il n’avait eu que la Source pour guider ses pas. Il avait dû s’accoutumer au climat d’un pays et à la façon de vivre d’un peuple qu’il n’avait connu qu’à travers des livres d’histoire et des récits de batailles. Il ne s’était établi nulle part, avait survécu comme il avait pu, gagnant son pain grâce à son Aptitude de Guérisseur. Jusqu’à ce que sa route le mène à Galtiekar.

Du fait qu’il soit un étranger, son arrivée dans le village avait été remarquée. Bien qu’ils soient restés courtois, ses habitants l’avaient traité avec une certaine distance, pour ne pas dire froideur. Mais il avait su à quoi s’en tenir. Tarkin avait suffisamment étudié les Varrodens pour savoir que les hommes de son espèce n’étaient pas vus d’un bon œil dans ces terres. Bien que les étrangers venant de Therebia, comme lui, soient tolérés pour des raisons plus ou moins évidentes, ils étaient tout autant craints.

Il fallait dire que l’histoire que les Varrodens avaient en commun avec l’Ordre et la Manipulation n’était pas des plus paisible. Presque un millénaire les séparait de l’époque où Torin, l’ancien chef de l’Ordre, avait révélé leur nature maléfique, les avait chassés de Therebia, exterminant au passage tous leurs Manipulateurs. Aussi terrible que ce soit, l’Ordre avait agi pour le mieux et des lois très dures avaient été proclamées. Du moins, c’est ce que prônait le Conseil. Mais selon Tarkin ainsi que le reste de ses frères Arkhans, avoir agi de la sorte avait été aussi absurde qu’excessif et la méfiance du reste des Varrodens envers toute forme de Manipulation n’en était devenue que plus vive.

Depuis, Torin était mort et grâce au nouveau chef de l’Ordre, les choses avaient lentement évolué. C’est pourquoi, même si les Manipulateurs Varrodens n’étaient toujours pas admis à Therebia, au moins n’étaient-ils plus systématiquement supprimés. Mais la généralisation des croyances sur la nature maléfique de leur Aptitude et des centaines d’années de terreur avaient gravé en eux une peur viscérale de la Manipulation.

Plusieurs fois à Galtiekar, Tarkin avait assisté impuissant à des scènes durant lesquelles des parents reniaient leurs enfants quand ceux-ci faisaient preuve de l’Aptitude. Malheureusement pour ces jeunes, ils étaient alors, au mieux, considérés comme des parias, au pire, traités comme des démons. Dans ce cas, s’ils ne se donnaient pas eux-mêmes la mort pour avoir déshonoré leur famille, ils étaient condamnés à l’exil et plus jamais personne ne revoyait leurs visages.

Depuis son arrivée au village, le Guérisseur avait vu naître presque deux générations de Vardaks et la troisième n’était pas loin. En restant discret avec ses dons et en s’adaptant à leur rythme de vie, il avait réussi à se faire accepter par les villageois et s’y était même fait des amis. Peut-être le temps passé parmi eux lui permettrait d’avoir raison de leurs peurs.

Même si l’Ordre ne leur donnait plus d’éducation et redoutait qu’ils utilisent leurs Capacités, Tarkin espérait sincèrement pouvoir changer les choses et protéger la prochaine génération de Manipulateurs Varrodens. Les Braels. Mais même s’il avait réussi à rallier certains guerriers à sa cause, il ne pouvait être certain d’y parvenir et le moins qu’il puisse faire était d’éviter à d’autres jeunes de vivre des drames comme il en avait tant vu. C’était sa mission d’Arkhan, qu’il soit controversé ou pas.

Il ne doutait pas que le printemps prochain passerait au rythme des unions des différents couples qu’il avait vus se former. Il se demandait maintenant combien parmi eux verraient leurs vies changées par l’arrivée d’un Manipulateur au sein de leur famille.

Perdu dans ses pensées, son regard se promenant sur l’immensité de la forêt qui s’étendait devant lui, le Guérisseur se fit surprendre par Terneg. Chef du conseil et du village, ce dernier était aussi devenu son ami le plus proche dans cette région reculée.

Le Vardak arriva à sa hauteur, tranquille.

‒ La réunion vient de se terminer, Tarkin.
‒ Je sais.

La voix se perdit quelque peu dans la bourrasque qui les frappa soudainement.

‒ On ne t’y voit plus assez souvent ces derniers temps. Les autres commencent à se poser des questions.
‒ Alors ça ne changera pas beaucoup de leurs habitudes.

Il ne retint pas son rire. Puis il prit une grande inspiration, faisant ainsi entrer dans ses poumons l’air frai venant des hauteurs du sud. Il sentit encore une fois le tiraillement qu’eurent ses entrailles en même temps que des images mêlées de sensations désordonnées apparaissaient dans son esprit.

– Quelles nouvelles ? demanda Terneg.

Le Guérisseur se concentra sur les quelques images qu’il avait réussi à saisir. De jeunes chasseurs en train de courir, un troupeau. Une jeune femme aux yeux d’un bleu profond. Un cadeau. Il soupira.

– Les jeunes vont bien, mais il semblerait que l’une d’entre eux n’en ait encore fait qu’à sa tête. Toujours la même.

Ce fut au tour de Terneg de rire doucement.

– Qu’ils profitent encore un peu de leur liberté tant qu’ils le peuvent. Les accords de mariage ont été signés avec plusieurs familles des villages voisins. Beaucoup verront leur vie bousculée en rentrant.
– J’en ai bien peur…
‒ Tu n’as rien vu d’autre ?
– Si c’était le cas, je te le dirais immédiatement. Je ne perçois rien de plus que d’habitude. Les frontières khidalii sont ce qu’elles sont. La guerre est aussi proche de nos portes aujourd’hui qu’elle l’était hier.

Le Guérisseur, sans quitter la forêt des yeux, essaya d’imprimer dans sa mémoire le peu d’indices qu’il avait pu tirer du vent. Puis d’un geste absent, il froissa le bout de papier qu’il avait dans la main. La guerre n’était pas la seule chose qui l’inquiétait. Outre le retour de son frère Levias à Therebia, les nouvelles de la cité n’étaient pas des meilleures. Un de ses amis lui avait confirmé que les tensions entre les Branches s’intensifiaient, que le Haut Conseiller Arkhan était tombé malade… Quelques jours plus tôt, son autre frère Kerian lui avait aussi fait part de son inquiétude en lui annonçant qu’il rentrait également. Quoi qu’il soit en train d’arriver, jamais le futur n’avait été aussi incertain.

Il regarda enfin le vieil homme qui se tenait à ses côtés. Terneg et lui avaient pour ainsi dire le même âge et pourtant, à les comparer, on aurait pu penser que Tarkin était son cadet, voire même son fils.

‒ Je suis désolé que mon don de vision ne soit pas aussi précis que ce que je voudrais. Mais je suis avant tout Guérisseur.
‒ Je ne t’en veux pas. Nous ne connaissons que trop bien la menace pour avoir passé nos vies à la combattre. Que s’accomplisse ce qui doit l’être, aussi difficile que cela soit pour toi ou pour nous. Nos destins à tous sont entre les mains de Primael.
– Ça, ce n’est qu’une question de point de vue, mais tu n’es pas encore prêt pour cette leçon.

Du coin de l’œil, Tarkin regarda son ami sourire. Il aimait le taquiner sur le fait qu’ils ne croient pas au même dieu. Mais après toutes ces années, le Vardak ne semblait plus s’en offusquer. Ce dernier ajouta plus sérieusement :

‒ Ne t’en fais pas pour tes visions. Le passé nous a appris à nos dépends que parfois, trop en révéler peut précipiter les choses dans une direction que nous ne pourrions prévoir.
‒ Tu penses encore à ton fils ?
‒ Comment pourrais-je faire autrement ?

Quelques minutes passèrent pendant lesquelles les deux hommes regardèrent le soleil se coucher à l’ouest derrière les pics les plus élevés des montagnes qui les entouraient. Puis Terneg rompit de nouveau le silence :

‒ Les derniers jeunes devraient être de retour de la chasse demain. Il faudra ensuite définitivement se préparer à l’hiver. En espérant que rien ne viendra perturber la nouvelle année…
‒ Puisse Tahura t’entendre.

Terneg le regarda du coin de l’œil et ils rirent en cœur.

+++

De la fenêtre de son bureau ovale, Idriel avait une vue imprenable sur la Citadelle et la ville qui s’étendait à ses pieds. La Onzième lunaison approchait de son terme, mais les habitants de Therebia ne semblaient pas s’en apercevoir. Il ne les voyait pas à proprement parler, mais il savait d’expérience qu’ils poursuivaient leurs activités comme si l’hiver ne viendrait jamais. Et comme tous les ans depuis des siècles, ils seraient surpris par les premières gelées.

Mais ce n’était pas ce qui préoccupait l’homme qui faisait maintenant les cents pas.

La recrudescence de Novices inquiétait le Conseil Restreint. À cause des Khidalii, mais surtout des Varrodens, car ils savaient qu’une augmentation de Novices chez les uns se traduisait par la même chose chez les autres. Et maintenant, les Conseillers s’impatientaient quant à la mission qu’ils lui avaient confiée avant même qu’il ne devienne leur Chef.

Plus que jamais, ils lui demandaient des résultats. Mais plus que jamais, il avait les mains liées, car il était partagé entre ses idéaux Arkhans et son devoir de Chef de l’Ordre. Les premiers le poussaient à protéger une population que le deuxième le forçait à réprimer.

Jusque-là, il avait cru bien gérer la situation. Mais des rumeurs de mécontentement se faisaient de nouveau entendre dans les couloirs de l’école et des alliances entre les différentes Branches étaient visibles. L’homme sans âge espérait simplement que ses élèves aient été à la hauteur de ses attentes, sans quoi ils signeraient leur fin à tous.

Sans nouvelles d’eux depuis tant d’années, c’est tout ce qu’il lui restait. L’espoir qu’ils réussissent leur mission là où il avait échoué. Qu’ils fassent ce qu’ils pensent être le plus juste avant que tout ne recommence.

D’un air absent, il caressa la pierre rouge qui brillait à l’un de ses doigts. Au moins, il savait comment les choses se termineraient pour lui.

Il jeta ensuite un regard à un petit livre posé sur son bureau, seul héritage de sa vie passée. Seul témoignage que sa terre natale ait un jour existé. Les Chroniques d’un Chasseur de Pierres.

Si ce prologue vous donne envie d’en lire plus, rendez-vous sur wattpad !

Vous pouvez aussi acheter le livre sur le site lulu.com

Welcome, or welcome back !

Est-ce que je suis la seule à trouver que l’automne est une saison magnifique ? Malgré les températures qui descendent, les couleurs sont tellement belles qu’elles réchauffent le cœur. Et en ces périodes troublées, un peu de réconfort, même visuel, ne fait pas de mal.


Quelles sont les nouvelles ?

Photo by Jasmine Coro on Unsplash


Car oui, l’automne est là, Halloween pointe le bout de son nez, et après des mois et des mois de dur labeur, j’arrive enfin à voir le bout du tunnel.

Jusqu’à très récemment, bien que je sache en mon for intérieur que je doive terminer mon manuscrit mi-novembre, l’échéance n’était pour moi pas très réelle. Et ce, malgré les tableaux et calendrier trônant sous mes yeux TOUS. LES. JOURS. Du moins, c’était jusqu’à ce que je reçoive un mail de l’administration me disant que les dates pour la reliure étaient fixées.

Hahaha.

J’ai alors eu une prise de conscience sur le travail qu’il me restait à faire et le temps imparti. Et le tout a — bien évidemment — , été suivi par une vague de panique, car même si j’avance bien, il me restait encore une foule de choses à terminer.

Mais alors, où est-ce que j’en suis, me demanderez-vous ?


Côté enluminure

Après la vague de panique citée plus haut, j’ai remis en place une routine quasi militaire et me suis mise à travailler avec un tel acharnement que j’ai réussi à abattre l’équivalent de trois semaines de travail en une semaine et demi. Un réel exploit, qui, certes, m’a soulagé de la charge mentale qui me pesait, mais m’a coûté physiquement.

J’ai donc terminé toutes mes pleines pages, mon frontispice et ma page de titre qui m’a valu pas mal d’heures d’insomnies mais dont le résultat me satisfait enfin.

En gros, ne me restent plus que quelques détails à régler au sein de mes chapitres. Il me reste donc encore au moins une ou deux semaines de travail, mais plus aucun gros morceaux, donc c’est un réel soulagement.

Fière de ma progression, je me suis donc octroyée quelques jours de repos, dont un week-end durant lequel je suis allée au Angers Geekfest pour aller à la rencontre d’auteurs que je connaissais ou pas.


Côté Geekfest

Je dois dire que malgré l’aventure qu’a été mon entrée au festival (et je remercie d’ailleurs chaudement ceux qui ont permis cette entrée et qui se reconnaîtront si d’aventure ils passent par là), j’ai passé un super moment !

Cela faisait des années — presque dix — que je n’avais pas mis les pieds dans ce genre de convention, et l’ambiance bon-enfant, joyeuse et artistique m’avait vraiment manquée. J’ai fait un grand tour, passant un bon moment à l’expo Harry Potter, puis je suis allée à la rencontre d’auteurs présents.

J’ai d’abord fait la connaissance de Alexane Guth, qui m’a parlé de l’univers qu’elle avait créé et des différentes séries qu’elle avait écrites, et à qui j’ai acheté le premier tome de sa série L’Odyssée des deux Mondes aux éditions Sudarènes intitulé l’Éveil des Ténèbres.

Je suis ensuite allée voir du côté de Aidan Fox, avec qui j’ai parlé de construction d’univers et de cohérence en écriture, et à qui j’ai acheté Les Chroniques d’Yshal, les Murmures du Shar, un beau bébé de plus de 1000 pages mais qui ne me fait pas peur !

Et pour finir, j’ai rendu visite à Lysiah Maro, que j’étais plus qu’impatiente de rencontrer en vrai et à qui j’ai fait dédicacer le premier tome de sa série Horizon parue chez Inceptio, Sombre Balade.

Autant dire que mon sac pesait lourd, mais que je suis heureuse d’avoir trouvé de quoi lire, écrit par des auteurs français ! Je pense que j’en reparlerai quand j’aurai terminé mes lectures, donc, à suivre.

Mais voir tout ce petit monde et acheter tous ces livres ne m’a pas laissé de marbre, et ce qui devait arriver arriva…


Côté écriture

En réalité, tout à commencé à cause d’une discussion que j’ai eue avec le Chéri : nous parlions de mes personnages, et particulièrement de celui nommé Tarkin. Je lui faisais part de la façon dont je l’avais imaginé, et il m’a fait part de la façon dont il le voyait. Ce qui s’est passé, c’est qu’il ne le voyait pas de la façon dont je l’avais imaginé.

Je me suis alors demandée si j’avais mal fait mon travail, ou si j’avais donné trop peu d’éléments pour que le lecteur en ait une vision aussi claire que possible. Une vieille idée que je gardais sous le coude depuis un moment est donc revenue me hanter : développer quelques chapitres écrits du point de vue d’autres personnages de la série.

Galvanisée par les rencontres que j’avais faites durant le week-end, je n’ai donc pas pu résister à l’appel du clavier.

Revenez cinq jours plus tard, et ça donne un pavé de 5600 mots ! Welcome, l’écriture, ou plutôt dirais-je, welcome back ! Tu m’avais manqué !!

Alors, je ne sais pas exactement ce que ça va donner, mais après une telle avancée, je pense que je vais essayer d’en faire quelque chose. C’est donc une histoire à suivre !


Voilà, je crois que j’ai fait le tour !


Enfin, j’arrive au bout de l’aventure de l’apprentie enlumineuse — ce qui me permet petit à petit de reprendre ma plume — mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot ! J’ai hâte de connaître mes modalités d’examen pour enfin pouvoir vous partager mon travail. Je n’ai pas encore de date précise, mais ce que je peux vous promettre, c’est que vous en aurez plein les yeux !

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Rentrée 2020, en avant !

Ça y est, les jours raccourcissent, l’air se fait plus froid et on commence à sentir l’automne arriver. Mais que s’est-il passé durant l’été, et qu’est-ce qui est prévu pour la suite ?


Comment se porte l’apprentie enlumineuse ?


Compte rendu de l’été

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vu le temps passer.

Déjà, à cause du confinement, les cours se sont terminés plus tard que prévu, soit mi-juillet.
Ensuite, avec le travail qui me restait à faire, je n’ai pas eu le loisir de penser à autre chose.

Enfin, si. Car je suis tombée malade. Une suspicion de covid-19, mais finalement, ça n’était qu’un rhume bénin qui m’a quand même valu une semaine d’arrêt : j’avais la tête tellement prise que j’étais un vrai légume. Mais le test est revenu négatif, alors c’est le principal.

Puis, fin août, parce que la panique devant le travail à accomplir m’a fait un peu — trop — accélérer la cadence, et parce que l’incapacité à utiliser mes pigments correctement à cause de la canicule m’a quasiment fait perdre la raison, je me suis retrouvée avec le dos bloqué. Du coup, une nouvelle semaine d’arrêt et des séances chez le kiné.

Mais heureusement, maintenant, tout va bien. Le temps est plus à ma convenance, ce qui m’aide à me calmer et à continuer mon travail. Cependant, l’emploi du temps reste chargé. Je ne panique pas encore tout à fait, mais je ne suis pas loin.


Et pour la suite ?

La suite. La suite… ? Quelle… Bref.

Oui, la suite, car il faut bien y penser. Mais c’est compliqué de prévoir quand on est la tête dans le guidon et que les plans sont chamboulés tous les quatre matins. Cependant, j’ai quand même plein de projets sur le feu dont il faut que je m’occupe.


Côté écriture

Les Avatars

Eh oui, encore et toujours les Avatars. Il faut dire qu’avec cet arrêt de deux ans pour cause d’enluminure, mon bébé me manque énooormément ! Alors, quel est le plan ?

J’ai réussi à trouver quelques heures avant de dormir pour faire une révision de mon tome 2 après une relecture complète. Je n’y avais pas touché depuis mon entrée à l’institut, alors c’était presque comme si je me replongeais dedans avec un regard extérieur. J’ai pu corriger quelques fautes et coquilles, et aussi noter des trous dans le scénario qu’il fallait que je comble.
J’ai donc encore un peu de travail dessus, mais il devrait bientôt être comme j’ai envie qu’il soit, et avec chance, je relancerai une sortie d’ici janvier 2021.

Peut-être que les tomes 1 et 2 feront également peau neuve ? A voir.

Ensuite, j’aimerais ENFIN m’atteler à la rédaction de mon tome 3, qui attend patiemment depuis presque 3 ans. Ça va me demander un travail énorme, mais il faut que j’arrive au bout de cette série.

Atura

J’aimerais également finaliser Atura, qui est déjà bien entamé. J’ai posté les premiers chapitres sur WattPad, et je tiens à le terminer.
C’est un projet bien moins ambitieux que les Avatars et ça n’est qu’un one shot. Aussi, j’espère m’acquitter de cette tâche sans trop de difficultés.


Côté enluminure

Mon chef-d’œuvre

Côté enluminure, il y aura la présentation de mon projet de fin d’année que je meurs d’envie de vous partager. Garder le secret aura été une des choses les plus difficiles à faire durant cette année, et surtout, ne rien laisser filtrer.
Je ne sais pas si une exposition sera possible en raison des mesures sanitaires, mais j’aimerais évidemment le faire partager au plus grand nombre. Si une présentation physique n’est pas possible, j’essayerai de m’organiser autrement, peut-être à travers différents articles sur ce blog. Je verrai bien.

Autres projets pros

Une fois que le chef-d’œuvre sera terminé, je compte développer mon activité d’enlumineuse à travers des cours et des ateliers découverte et des commandes de particuliers. Si vous avez envie de vous initier ou si vous cherchez un cadeau original, je vous donne rendez-vous au printemps/été 2021 !

Je comte aussi me diversifier en explorant le côté illustration de la force. C’est mon souhait le plus cher depuis des années, et l’apprentissage de l’enluminure m’a donné les outils dont j’avais besoin pour me lancer. De ce côté-ci, il n’y a encore rien de vraiment définit, donc ça reste une piste à suivre, pour le moment.


Voilà, je crois que j’ai fait le tour !


Vous l’aurez deviné, il me reste beaucoup de travail pour arriver au bout de l’aventure de l’apprentie enlumineuse, et presque encore plus pour arriver à mon but final : voler de me propres ailes en tant que créatrice pluridisciplinaire.
Mon univers est et restera toujours le livre — qu’il contienne des images et/ou des mots — et j’ai maintenant les outils nécessaires en main pour créer ce que j’ai envie.

Quoi qu’il en soit, merci pour votre soutien, et à très bientôt !

Quand l’enlumineuse reprend sa plume !

Renouer avec ses bonnes habitudes quand la routine est perturbée par la nouveauté peut être difficile.

Ma nouvelle vie angevine aidant, ça faisait des mois que je ne m’étais pas consacrée à l’écriture. Il faut dire qu’entre les cours de dessin médiéval et la calligraphie, je n’ai pas franchement une minute à moi. Mais depuis quelques jours, je parviens à grapiller une demi heure par-ci, une heure par là, ce qui m’a permis de me replonger avec plaisir dans mes Avatars.



Retrouver ma petite Gaïa après tout ce temps m’a fait le plus grand bien, et m’a surtout fait réaliser à quel point tout ça me manquait. J’espère donc pouvoir de nouveau consacrer du temps à ce projet qui me tient tout autant à cœur que ma nouvelle vie d’enlumineuse en herbe !

Sans vouloir pour autant faire de promesses que je ne suis pas certaine de tenir, je peux cependant dire que j’ai ENFIN terminé les corrections que m’avait apporté ma lectrice et nouvellement auteur publiée Lysiah Maro. Ce qui fait que je vais bientôt pouvoir mettre l’Ordre, l’Ombre et les Serments à jour, mais surtout, ENFIN pouvoir entamer sérieusement les corrections du Secret de l’Arkhanör, dont j’avais commencé la promotion il y a un an tout juste.

Je me dis qu’avec un peu d’organisation, j’y arriverai, et même s’il faut encore attendre un an (ce que je n’espère pas non plus !) je sais que mon second bébé verra le jour sous peu. Alors, si vous n’avez pas totalement perdu espoir de lire la suite des aventures de Gaïa et Tarkin, sachez que votre patience sera bientôt récompensée !


Sur ce, à bientôt !